Coronavirus : les locations de vacances interdites sur une large partie du littoral français

Globalement cette interdiction vise "la location, à titre touristique, des chambres d'hôtels ainsi que des meublés de tourisme ou de tout autre logement destiné à la location saisonnière".

Une plage à Six-Fours-les-Plages (Var), le 5 juin 2019. 
Une plage à Six-Fours-les-Plages (Var), le 5 juin 2019.  (MOIRENC CAMILLE / HEMIS.FR / AFP)

Crainte d'un afflux de vacanciers touchés par le Covid-19 oblige, les locations saisonnières sont désormais interdites, samedi 4 avril, sur une très large partie du littoral océanique ainsi que dans la quasi totalité du sud-est de la France.

Ce sont d'abord la totalité des communes du littoral de Nouvelle-Aquitaine qui ont été visées entre vendredi et samedi, de la Charente-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques, suite à divers arrêtés préfectoraux coïncidant avec le début des vacances scolaires de printemps pour l'Ile de France et l'Occitanie.

Sur la côte océanique les locations de vacances ont de même été interdites jusqu'au 15 avril par arrêtés préfectoraux sur le littoral vendéen et de la Loire-Atlantique, ainsi que dans les communes littorales des quatre départements bretons (Finistère, Côtes-d'Armor, Morbihan, Ille et Vilaine).

Limiter les déplacements liés au vacances de printemps 

Les mêmes mesures ont été décidées, et ce à l'échelle de la totalité de leurs territoires, par les préfectures de Corse, des Bouches-du-Rhône, du Vaucluse, du Var et des Alpes-de-Haute-Provence. Là encore jusqu'au 15 avril. Le département des Alpes-Maritimes a pris la même mesure, mais seulement pour les communes du littoral et les communes de plus de 10 000 habitants.

Globalement cette interdiction vise "la location, à titre touristique, des chambres d'hôtels ainsi que des meublés de tourisme ou de tout autre logement destiné à la location saisonnière"Il s'agit de "faire face à d'éventuels déplacements de personnes en direction des lieux touristiques à l'occasion des vacances de printemps", a précisé la préfecture de Gironde.

Selon celle des Pyrénées-Atlantiques, "l'afflux massif de population favoriserait la contagion et pourrait entraîner de fortes tensions sur les établissements de santé déjà mobilisés, en particulier sur les services de réanimation".