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Coronavirus : le Medef souhaite une prolongation du chômage partiel "jusqu'à l'été"

"L'arrêt ou du moins le déremboursement partiel du chômage partiel au 1er juin, ça vient trop tôt", a estimé Geoffroy Roux de Bézieux, jeudi.

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France Télévisions
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Geoffroy Roux de Bézieux, le président du Medef, s'adresse à la presse, le 11 décembre 2019 à Paris. (THOMAS SAMSON / AFP)

"Malheureusement, on n'est pas d'accord avec le gouvernement." Le président du Medef, Geoffroy Roux de Bézieux, a plaidé, jeudi 14 mai, pour une prolongation jusqu'à l'été du dispositif de chômage partiel mis en place par l'exécutif pour faire face aux conséquences économiques de l'épidémie de coronavirus. "L'arrêt ou du moins le déremboursement partiel du chômage partiel au 1er juin, ça vient trop tôt", a déclaré Geoffroy Roux de Bézieux sur BFM Business.

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"On vient de redémarrer. (...) Couper le dispositif ou en tout cas le réduire au 1er juin, c'est une erreur. Il faut le garder au moins jusqu'à l'été, et nous laisser préparer la transition et la reprise progressivement", a ajouté le président de l'organisation patronale.

Dispositif actuel en vigueur jusqu'au 31 mai

Le chômage partiel adopté pour éviter des licenciements et une explosion du taux de chômage sur fond de crise sanitaire, et dont bénéficient plus de 12 millions de salariés du privé, est en vigueur jusqu'au 31 mai. Il doit ensuite évoluer graduellement, avec probablement une baisse du taux de prise en charge par l'Etat.

Les salariés du privé mis au chômage partiel par leur entreprise bénéficient actuellement d'une garantie de 84% du salaire net (100% au niveau du smic), que l'Etat et l'assurance chômage remboursent intégralement aux employeurs, dans la limite de 4,5 smic. Ce dispositif, présenté comme le plus protecteur d'Europe par le gouvernement, a un coût estimé d'environ 25 milliards d'euros sur trois mois.

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