Coronavirus : le gouvernement prévoit une rentrée scolaire de septembre avec un protocole sanitaire inchangé

Le ministère de l'Education nationale envisage toutefois "l'hypothèse où la situation sanitaire exigerait des mesures plus strictes".

Des écoliers de Marseille reprennent le chemin des cours, le 22 juin 2020, à l\'occasion d\'une nouvelle phase de déconfinement.
Des écoliers de Marseille reprennent le chemin des cours, le 22 juin 2020, à l'occasion d'une nouvelle phase de déconfinement. (MAXPPP)

Le ministère de l'Education a publié, vendredi 10 juillet, une circulaire pour encadrer la rentrée de septembre, qui devrait se faire dans les mêmes conditions sanitaires que celles appliquées à la fin de l'année scolaire. Au programme : accueil de tous les élèves, "gestes barrière, hygiène des mains, (...) nettoyage et aération des locaux".

Le port du masque devrait rester obligatoire pour les adultes et les élèves de plus de 11 ans "lorsque les règles de distanciation ne peuvent être respectées dans les espaces clos, ainsi que dans les transports scolaires".

Un "plan de continuité" en cas de deuxième vague

La circulaire envisage toutefois "l'hypothèse où la situation sanitaire exigerait des mesures plus strictes, du fait d'une circulation active du virus sur tout ou partie du territoire national". Dans ce cas, "un plan de continuité pédagogique, consultable dans les prochains jours, sera mis en place pour assurer l'enseignement à distance".

"Nous nous mettons en situation de répondre à toute éventualité, notamment au cas où il y aurait une deuxième vague, qui peut intervenir largement après le mois de septembre, a expliqué le ministre, Jean-Michel Blanquer, vendredi. Si cela devait arriver, nous avons un plan de continuité national (...) et, dans le pire des cas, l'enseignement à distance, pour lequel évidemment nous continuerons à nous améliorer."

Des mesures pour "résorber les écarts" de niveau

Globalement, "l'objectif prioritaire de cette rentrée est d'établir un cadre serein propice aux apprentissages et à la reprise de la vie collective. Il s'agit de résorber les écarts qui ont pu naître de cette crise sanitaire, ce qui implique d'identifier les besoins propres à chaque élève et d'y répondre de manière personnalisée", insiste le ministère.

Pour ce faire, il annonce mobiliser notamment "1 500 000 heures supplémentaires pour renforcer l'accompagnement personnalisé et l'aide aux devoirs". Le confinement et la crise sanitaire ont en effet creusé certaines inégalités : 4% des élèves ont décroché, selon le ministère. Parfois "beaucoup plus", témoignent de nombreux enseignants, qui disent avoir, pour certains, perdu jusqu'à "un tiers de la classe".