Coronavirus : le "deuil invisible" des proches des personnes décédées pendant le confinement

Comment accepter la mort d'un proche en période de confinement ? Dans les Ehpad notamment, on parle de "deuil invisible".

France 3

Un cortège plus que minimaliste pour accompagner Michèle Beauvieux, décédée du coronavirus. Seule sa fille et son mari ont pu venir. Le geste peut paraître incongru, mais Marianne filme pour ses frères et sœurs, privés d'obsèques. En effet, pour respecter le confinement, le crématorium est fermé aux familles. Michèle, 81 ans, fait partie de ces défunts invisibles. Il y a 5 jours, elle s'est éteinte dans un Ehpad stéphanois sans proche à ses côtés.

Un deuil empêché

Une mise en bière en moins de deux heures, un cercueil fermé entraperçu par sa fille. Autant de rituels funéraires pourtant cruciaux impossibles aujourd'hui. Pour la fratrie, c'est un deuil empêché qui va laisser des traces. Pour Marianne, c'est seulement après le déconfinement que les cendres de sa mère lui seront remises. À ce moment, toute la famille se réunira pour un dernier hommage.

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Un employé des pompes funèbres sort le cercueil d'une victime du Covid-19, le 5 avril 2020, à l'hôpital de Mulhouse (Haut-Rhin). (SEBASTIEN BOZON / AFP)