Coronavirus : le CHU de Lille tient bon face à la deuxième vague

Face au rebond de Covid-19, les hôpitaux français sont sous tension. Au CHU de Lille (Nord), le nombre d’admissions en réanimation et aux urgences a même doublé en une semaine, à la mi-octobre. Les soignants sont épuisés.

France 3

La seconde vague touche l’Hexagone de plein fouet. Mais, en dépit de la situation sanitaire, les hôpitaux font front. Le personnel médical se démène mais compte aussi sur la responsabilité de chacun. À Lille (Nord), les admissions augmentent en réanimation et aux urgences à la mi-octobre. Le CHU a même rouvert une unité spéciale Covid. "On a senti qu’il fallait basculer beaucoup plus. On est donc passé de 10, à 18, puis 38 lits ouverts", témoigne le professeur Marc Lambert, chef du service post-urgences Covid.

Des hôpitaux sous tension

Marie-Christine Bouihelier, une patiente Covid de 65 ans, se trouve sous oxygène depuis dix jours. Elle est encore très faible. Quand on l’interroge sur son état, elle répond du tac-au-tac : "Une fatigue pas possible. Mon mari, moi, ma belle-fille et mon fils, on a tous eu le Covid. Il faut mettre le masque", alerte-t-elle. En effet, bien des patients qui arrivent au CHU de Lille ont été contaminés en famille. C’est pourquoi le professeur Lambert se montre plutôt favorable au couvre-feu nouvellement instauré.

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Les urgences du CHU de Lille (Nord), le 24 janvier 2012. 
Les urgences du CHU de Lille (Nord), le 24 janvier 2012.  (PHILIPPE HUGUEN / AFP)