Coronavirus : la vie compliquée de lycéen

Le ministre Jean-Michel Blanquer a annoncé, jeudi 5 novembre, un protocole sanitaire renforcé dans les lycées et l’annulation des épreuves communes du baccalauréat. Mais ça reste compliqué pour les lycéens.

franceinfo

À cause du coronavirus, les épreuves d’évaluations communes de première et de terminale prévues dans le baccalauréat nouvelle formule sont annulées. En parallèle, le protocole sanitaire va être renforcé au lycée. La colère gronde chez les enseignants et les élèves. Photos de couloirs et de cantines bondés à l’appui, impossible selon eux d’appliquer les gestes barrières et de limiter le brassage des lycéens.

L’UNL souhaite 20 élèves maximum par classe

Accueil en demi-groupes ou par niveaux, cours à distance... Chaque lycée peut désormais établir son propre plan de continuité pédagogique jusqu’à Noël. Seule condition : les élèves doivent suivre au moins 50% de leurs cours en présentiel. L’UNL "demande pas plus de vingt élèves par classe. Partout, il faut des demi-classes", affirme sur franceinfo, dimanche 8 novembre, Mathieu Devlaminck, président de l’Union nationale lycéenne. "Les évaluations communes, personne n’en veut et elles n’ont jamais pu être mises en place. Le contrôle continu peut aider à résoudre des problèmes de décrochage, mais les inégalités peuvent s’accentuer car il y aura plus de travail à la maison", estime le lycéen parisien, qui regrette l’ancien baccalauréat, "qui garantissait l’anonymat et une valeur nationale".

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Des lycéens à la sortie des cours, à Toulouse (Haute-Garonne), le 21 septembre 2020. 
Des lycéens à la sortie des cours, à Toulouse (Haute-Garonne), le 21 septembre 2020.  (LILIAN CAZABET / HANS LUCAS / AFP)