Coronavirus : la Haute Autorité de santé se prononce "en faveur" des tests antigéniques pour les cas contacts

Jusqu'ici, les tests antigéniques ne pouvaient être pratiqués que sur des "personnes asymptomatiques, hors personnes contacts ou personnes détectées au sein d'un cluster".

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Une pharmacie réalisant des tests antigéniques à Paris, le 6 novembre 2020. (JEANNE FOURNEAU / HANS LUCAS / AFP)

Bientôt de nouvelles règles pour dépister le coronavirus ? Samedi 28 novembre, la Haute Autorité de santé (HAS) s'est prononcée "en faveur" de l'utilisation des tests antigéniques, plus rapides que les tests virologiques RT-PCR, pour les cas contacts.  Les recommandations de la HAS ouvrent la voie à l'utilisation et au remboursement des tests, mais il faut attendre un arrêté publié au Journal officiel pour que ces modalités deviennent effectives.

Jusqu'ici, les tests antigéniques ne pouvaient être pratiqués que sur des "personnes asymptomatiques, hors personnes contact ou personnes détectées au sein d'un cluster" ou sur des "personnes symptomatiques", mais seulement si un test RT-PCR ne pouvait être obtenu avant 48 heures et si le test antigénique se déroulait moins de quatre jours après les premiers symptômes.

Désormais, la HAS est "favorable à l'extension des indications des tests antigéniques, afin de les utiliser non seulement chez les personnes présentant des symptômes, mais également chez les personnes contact détectées isolément ou au sein de clusters".

De nouvelles données 

L'instance s'appuie sur de "nouvelles publications scientifiques (...) rassurantes quant à la capacité des tests antigéniques à diagnostiquer efficacement les personnes contact". Le délai de réalisation des tests antigéniques "est le même que celui recommandé pour la RT-PCR, à savoir : le plus tôt possible puis à 7 jours pour les personnes contact à haut risque (au sein du même foyer qu'un patient contaminé); à 7 jours après exposition pour les autres personnes contact (faible risque)".

Leur utilisation "n'est en revanche toujours pas recommandée pour le dépistage de personnes asymptomatiques isolées, faute de données", poursuit la HAS. "Cette position sera susceptible d'être revue" en "fonction de l'évolution des connaissances scientifiques".

Diagnostic salivaire

Par ailleurs, concernant le test de diagnostic salivaire EasyCov, la HAS est favorable "à son utilisation et à son remboursement chez les patients symptomatiques pour lesquels le prélèvement nasopharyngé est impossible ou difficilement réalisable".

Pour la HAS, il conviendra toutefois "de réaliser un contrôle par un test RT-PCR sur prélèvement salivaire en cas de test positif". En revanche, "l'absence de données cliniques robustes sur les performances diagnostiques d'EasyCov chez les personnes asymptomatiques ne permet pas de le recommander, à ce stade, dans cette situation".

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