Coronavirus : la difficile gestion dans les hôpitaux psychiatriques

Comment affronter le risque épidémique au sein des hôpitaux psychiatriques ? Il faut absolument éviter une contagion au sein d’un établissement confiné. Direction Cadillac en Gironde.

France 2

Ce sont des retrouvailles presque inespérées entre une fille et sa mère atteinte de crises psychotiques. Depuis le début du confinement, cet hôpital psychiatrique de Cadillac (Gironde) est fermé au public. C’est l’une des toutes premières visites autorisées. "Le manque de liberté, c’est dur. Mais c’est obligé, c’est pour notre bien", assure la patiente, qui admet que le retour des visites mettent "du baume au cœur".

Des visites à travers une vitre

Ces rencontres sont très encadrées. 20 minutes maximum, à l’extérieur du bâtiment, séparées d’une vitre. Mais elles sont essentielles. "L’isolement a un effet très délétère sur le psychique de nos patients. Ils ont besoin de voir leurs familles, d’avoir des contacts. On a pu mettre en place des contacts d’abord téléphoniques, puis vidéos, mais ça ne remplaçait pas le contact physique", explique le Dr Nathalie Jourdain-Dupain, la vice-présidente de la commission médicale de l’établissement.

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"Le stress lié à l'épidémie et au confinement va aggraver" les troubles psychiatriques des malades, prévient une spychiatre (illustration). (CHRISTOPHE SIMON / AFP)