Coronavirus : Jean-Michel Blanquer affirme que "l'école n'est pas le nid du virus"

Dans un entretien au "Figaro", mardi, le ministre de l'Education assure que "les cas sont assez stables" à l'école et qu'il n'y a que dix écoles fermées à ce jour.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, en visite dans une école à Sèvres (Hauts-de-Seine), le 4 septembre 2020. (CHRISTOPHE SAIDI/SIPA)

La circulation du coronavirus à l'école est-elle stabilisée ? Dans un entretien au Figaro (article payant), mardi 29 septembre, le ministre de l'Education, Jean-Michel Blanquer, affirme que "l'école n'est pas le nid du virus". "Les cas sont assez stables, avec un peu plus de 1 000 par jour depuis début septembre, sur 12,6 millions d’élèves et 880 000 professeurs, soit une très faible proportion", explique-t-il.

Une plus faible contagiosité à l'école ?

Selon ses chiffres, seules 10 écoles sont fermées à ce jour, "contre 19 il y a une semaine, et 89 il y a quinze jours". Il affirme que dans "l'immense majorité des cas", les élèves positifs sont asymptomatiques ou présentent des symptômes sans gravité. Des données a priori logiques, puisque selon le dernier protocole sanitaire à l'école, entré en vigueur mardi dernier, une classe ne doit fermer désormais que lorsque trois élèves sont testés positifs en même temps, contre un seul auparavant.

Selon le bulletin de Santé publique France, publié le 24 septembre, 32% des 899 clusters en cours d’investigation à cette date concernaient toutefois le milieu scolaire et universitaire (donnée arrêtée au 21 septembre), rappelle Le Monde  (article payant). "C'est logique car nous sommes très nombreux : 12,6 millions d'élèves, 3 millions d'étudiants", estime le ministre. "Ce n'est pas pertinent, la contagiosité des étudiants est plus forte que celle des enfants (...) Santé publique France s'apprête d'ailleurs à différencier ces données."

Le ministre déclare par ailleurs qu'en "valeur relative", les élèves sont particulièrement protégés à l'école. "Pendant le confinement, nous avons accueilli les enfants de soignants, qui représentent une population à risque. Or nous n’avons pas constaté de taux de contamination particulièrement élevé."

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