Coronavirus : fin de partie pour l'hydroxychloroquine ?

L'hydroxychloroquine inquiète les autorités. Le Haut conseil de la santé publique a recommandé, mardi 26 mai, de ne pas l'utiliser dans le traitement du coronavirus.

franceinfo

Avec plus de 230 essais cliniques dans le monde, la chloroquine et son dérivé, l'hydroxychloroquine, sont les molécules les plus étudiées chez les malades du Covid-19. Mais les coups d'arrêt se multiplient pour le médicament. Lundi 25 mai, l'OMS annonce une pause temporaire de son essai "Solidarity". Aucun nouveau patient ne sera recruté. Même chose en France, l'Agence du médicament souhaite suspendre par précaution les essais cliniques évaluant l'hydroxychloroquine.

Le professeur Didier Raoult continue de défendre la chloroquine

Le Haut conseil de la santé publique (HCSP) va plus loin. Il a recommandé mardi 26 mai de "ne pas utiliser l'hydroxychloroquine dans le traitement du Covid-19" chez les patients ambulatoires ou hospitalisés. Ce qui a fait basculer les experts est une étude publiée dans la revue The Lancet. Selon ses auteurs, l'observation de 96 000 cas ne montre pas d'efficacité, mais un risque cardiaque. Le professeur Didier Raoult continue de défendre quant à lui la chloroquine, sans risque selon lui.

Le JT
Les autres sujets du JT
Un membre de l\'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection tient une plaquette de Nivaquine, médicament contenant notamment de la chloroquine, le 26 février 2020, à Marseille (Bouches-du-Rhône).
Un membre de l'Institut hospitalo-universitaire Méditerranée Infection tient une plaquette de Nivaquine, médicament contenant notamment de la chloroquine, le 26 février 2020, à Marseille (Bouches-du-Rhône). (GERARD JULIEN / AFP)