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Coronavirus : des Indonésiens condamnés à une quarantaine dans une "maison hantée" pour non-respect du confinement

"L'idée est que s'il y a une maison vide ou une maison hantée dans un village, il faut y cantonner les contrevenants", a détaillé la cheffe du département de Sragen, sur l'île de Java.

Article rédigé par franceinfo avec AFP
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Un volontaire est chargé de surveiller une installation de quarantaine, dans une maison abandonnée, dans le village de Sepat, sur l'île de Java, le 21 avril 2020. (ANWAR MUSTAFA / AFP)

Fatiguée de voir des habitants violer les règles de quarantaine au risque de propager le coronavirus, une responsable indonésienne a décidé de faire peur à ceux qui voudraient ignorer les mesures en les enfermant dans une "maison hantée". "L'idée est que s'il y a une maison vide ou une maison hantée dans un village, il faut y cantonner les contrevenants", a expliqué Kusdinar Untung Yuni Sukowati, cheffe du département de Sragen, sur l'île de Java. Cinq personnes ont déjà été enfermées dans ces maisons supposément hantées, après ces instructions.

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La responsable a publié un nouveau décret pour réguler l'afflux, dans la région, d'Indonésiens arrivant de la capitale, Jakarta, et d'autres grandes villes, alors que certains ne respectaient pas la règle d'un isolement de deux semaines suivant leur arrivée. Les responsables locaux ont été chargés d'identifier les maisons abandonnées qui sont considérées comme hantées, mettant à profit les croyances bien ancrées en des êtres surnaturels qui peuplent le folklore indonésien.

Cette punition "est pour le bien de tous"

Dans le village de Sepat, les chefs ont ainsi choisi une maison abandonnée depuis longtemps et y ont installé des lits séparés par des rideaux et quelques meubles. Ce village a isolé trois nouveaux arrivants qui ont été forcés de passer le reste de leur quarantaine, d'une durée de deux semaines, dans cette habitation à la sinistre réputation.

Un de ces nouveaux arrivants a indiqué qu'il n'avait pas encore rencontré de fantôme depuis le début de son séjour dans la maison en question. "Mais on verra bien la suite des événements." Cette punition "est pour le bien de tous, j'ai appris ma leçon", a reconnu l'homme, venu de l'île de Sumatra.

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