Coronavirus : ce que prévoit Bercy pour soutenir les entreprises françaises

Le gouvernement va notamment "maintenir toutes les mesures" d'étalement de charges mises en place lors du mouvement des "gilets jaunes".

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Le ministre de l'Economie et des Finances, Bruno Le Maire (à droite), et la secrétaire d'État Agnès Pannier-Runacher lors d'une réunion sur l'impact économique de l'épidémie de Covid-19, le 21 février 2020 au ministère de l'Economie, à Paris. (ERIC PIERMONT / AFP)

Etalement de charges, appel à la "solidarité" vis-à-vis des fournisseurs : le ministère de l'Economie a annoncé, vendredi 21 février, plusieurs mesures pour assister les entreprises françaises pénalisées dans leur activité par le coronavirus.

Le gouvernement va notamment "maintenir toutes les mesures" d'étalement de charges, d'activité partielle ou de dérogations sur les heures supplémentaires qui avaient été mises en place lors du mouvement des "gilets jaunes" et des grèves contre la réforme des retraites, a annoncé le ministre de l'Economie, Bruno Le Maire.

"Cette épidémie touche un certain nombre de chaînes de valeur industrielles, qui ont du mal à s'approvisionner, touche un certain nombre de PME, en particulier dans l'hôtellerie et la restauration, et remet en cause aussi un certain nombre de chaînes de valeur qui sont trop dépendantes de leur approvisionnement à l'étranger", a détaillé Bruno Le Maire.

Varier les approvisionnements

Dans certains cas "très spécifiques", Bercy étudie "la possibilité de considérer le coronavirus comme un cas de force majeure", ce qui permettrait aux entreprises concernées de surseoir à leurs obligations contractuelles.

Afin d'aider les fournisseurs à trouver des alternatives pour s'approvisionner si l'épidémie devait se prolonger, le gouvernement a également décidé d'accélérer les processus d'agrément de sources d'approvisionnement, en particulier dans la construction ou la chimie.

Enfin, alors que les entreprises ont fait état d'un "manque d'information", selon Jean-Eric Riche, représentant de la Confédération des PME, le service économique de l'ambassade de France à Pékin sera mobilisé pour informer les entreprises de l'état de la situation économique et logistique en Chine.

La croissance pourrait baisser de 0,1 point

Bruno Le Maire a par ailleurs confirmé qu'à ce stade l'épidémie pourrait provoquer une baisse de 0,1 point dela croissance économique française cette année, mais il a confirmé la prévision de croissance du gouvernement à 1,3%. C'est une évaluation "réaliste", a-t-il noté.

Pour Bruno Le Maire, cette épidémie doit "nous interroger sur notre dépendance stratégique, en termes d'approvisionnement sur certaines filières". Il a cité l'automobile ou la santé, dans laquelle "80% des matières premières pour les composants actifs d'un médicament viennent de Chine ou d'Asie".

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