Le coronavirus pourrait avoir un impact négatif sur la croissance en 2020, selon la directrice du FMI

Affirmant qu'il était encore "trop tôt" pour estimer précisément l'impact économique de l'épidémie de Covid-19, Kristalina Georgieva a toutefois reconnu que les secteurs du tourisme et du transport, entre autres, avaient d'ores et déjà été touchés. 

Une femme fait ses courses dans un supermarché à Pékin, en Chine, le 16 février 2020.
Une femme fait ses courses dans un supermarché à Pékin, en Chine, le 16 février 2020. (KOKI KATAOKA / YOMIURI / AFP)

L'épidémie de coronavirus Covid-2019 pourrait avoir un effet négatif sur la croissance mondiale en 2020 en fonction de la capacité de la Chine à contenir sa propagation, a prévenu la directrice du Fonds monétaire international (FMI), dimanche 16 février. "Pour le moment, notre prévision est de 3,3% et il pourrait y avoir une réduction de 0,1 à 0,2% (...). C'est un cas particulier et j'incite tout le monde à ne pas tirer de conclusions hâtives", a déclaré Kristalina Georgieva lors du Global Women's Forum à Dubaï (Emirats arabes unis).

"Beaucoup d'incertitudes"

Le FMI avait dévoilé le 20 janvier ses dernières prévisions pour l'économie mondiale, tablant alors sur une reprise (+3,3%, contre +2,9% en 2019) grâce à notamment une pause observée dans la guerre commerciale entre les Etats-Unis et la Chine. Il avait alors prévenu que cette reprise était fragile. "Il y a beaucoup d'incertitudes et nous parlons ici de scénarios, pas de projections, reposez-moi la question dans dix jours", a-t-elle ajouté.

Affirmant qu'il était encore "trop tôt" pour estimer précisément l'impact de l'épidémie, qui a fait près de 1 700 morts, elle a toutefois reconnu que les secteurs du tourisme et du transport, entre autres, avaient d'ores et déjà été touchés. Mercredi, Kristalina Georgieva avait indiqué sur la chaîne de télévision américaine CNBC que le scénario le plus probable était une forte baisse des activités en Chine suivie d'une reprise rapide et d'un impact mondial in fine relativement limité. Elle avait souligné que cela avait le cas durant l'épidémie de Syndrome respiratoire aigu sévère (Sras), qui avait fait 299 morts en 2002-2003.