Coronavirus : Bruno Le Maire appelle les entreprises à verser une prime aux salariés présents sur leur lieu de travail

Des personnes vont travailler "la boule au ventre" dans les secteurs alimentaires et de la logistique, qui continuent de tourner et manquent de bras.

Une caissière équipée d\'un masque de protection et derrière une vitre en Plexiglas encaisse les achats d\'une cliente à Auch (Gers), le 17 mars 2020.
Une caissière équipée d'un masque de protection et derrière une vitre en Plexiglas encaisse les achats d'une cliente à Auch (Gers), le 17 mars 2020. (SEBASTIEN LAPEYRERE / HANS LUCAS / AFP)

Un coup de pouce en pleine épidémie de coronavirus. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire a appelé, vendredi 20 mars, les entreprises à verser une prime défiscalisée à leurs salariés, notamment à ceux qui "ont eu le courage de se rendre sur leur lieu de travail". "J'invite toutes les fédérations, toutes les grandes entreprises qui ont un accord d'intéressement, notamment dans les secteurs vitaux comme l'agroalimentaire ou la grande distribution, à verser cette prime de 1 000 euros totalement défiscalisée à leurs salariés", a-t-il déclaré sur LCI.

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Le ministre a évoqué "des salariés qui ont le courage de se rendre sur leur lieu de travail, qui le font parfois avec la peur au ventre" et "qui sont inquiets, à qui nous devons apporter un certain nombre de réponses sur leur sécurité sanitaire". Il a rappelé que les entreprises avaient jusqu'au 30 juin pour verser cette prime défiscalisée jusqu'à 1 000 euros et sur laquelle ne pèsent pas de cotisations sociales, c'est-à-dire qu'elle ne coûte à l'employeur que ce qu'il verse directement au salarié.

Cette prime, créée à la suite de la crise des "gilets jaunes" de l'hiver 2018-2019, a été reconduite en 2020 mais uniquement pour les entreprises ayant un accord d'intéressement pour leurs salariés. La signature de ce type d'accord a été simplifiée pour encourager les PME à en signer. Plus généralement, Bruno Le Maire a répondu "oui, bien sûr" à la question de savoir si le gouvernement étudiait l'idée d'une prime qui récompenserait ceux qui continuent de travailler dans cette crise.