Coronavirus : "Aucun cas suspect depuis l'arrivée du premier vol à Roissy", selon l'Agence régionale de santé d'Île-de-France

Un accueil médicalisé a été mis en place ce dimanche à l'arrivée des vols en provenance de Chine à l'aéroport Roissy Charles de Gaulle (Val-d'Oise).

Des passagers en provenance de Chine dans l\'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle le 26 janvier 2020.
Des passagers en provenance de Chine dans l'aéroport de Roissy-Charles De Gaulle le 26 janvier 2020. (ALAIN JOCARD / AFP)

"Depuis l'arrivée du premier vol à 4h45 à Roissy, il n'y a pas eu de cas suspect", a indiqué dimanche 26 janvier sur franceinfo Aurélien Rousseau. Le directeur général de l'Agence régionale de santé d'Île-de-France précise que "des personnes ont été auscultées mais qu'aucun cas n'a été estimé par les médecins comme présentant un risque de nouveau coronavirus" par les "équipes médicales d'accueil" mobilisées pour accueillir les passagers à l'arrivée des vols directs en provenance de Chine.

franceinfo : Combien de personnes sont mobilisées dans les équipes médicales d'accueil" à l'aéroport de Roissy Charles-de-Gaulle ?

Aurélien Rousseau : Depuis dimanche matin, ce sont une trentaine de secouristes de la Croix Rouge française, des médecins et infirmières qui ont répondu à l'appel de la réserve sanitaire, et des personnels de la police aux frontières qui sont mobilisés. Ces équipes ont été réparties entre les trois terminaux dans lesquels arrivent des vols en provenance directe de la Chine. Depuis l'arrivée du premier vol à 4h45 dimanche matin à Roissy, il n'y a pas eu de cas suspect. Des personnes ont été auscultées, à qui on a pris la température, et une vingtaine de passagers ont fait l'objet d'un examen médical. Mais aucun cas avec un risque probable ou potentiel de nouveau coronavirus.

Comment se déroule le travail avec les premiers passagers ?

Les premières arrivées se sont bien passées puisque les passagers avaient déjà eu des informations en cabine. Nous leur diffusons des flyers en chinois, en anglais et en français pour les aider à repérer les symptômes ou les critères qui doivent nous mettre en alerte sur des possibles cas de contamination. Le contact est  extrêmement simple si on a des doutes. [Concrètement] les passagers arrivent et une partie d'entre eux, en voyant les équipes médicales, s'approchent pour décrire un symptôme ou leur état. À ce moment-là, il y a un dialogue, d'abord avec les infirmiers puis avec les médecins, pour voir s'il y a une suspicion de nouveau cas de coronavirus. S'il y a un cas probable, le contact est établi par les médecins avec le Samu, qui va conduire les investigations complémentaires. Et s'il y a une suspicion forte, le service médical d'urgence de Roissy s'occupe de transporter ces personnes vers les trois hôpitaux réferents en Île-de-France pour les maladies infectieuses.

Comment peut-on être sûr que ce contrôle médicalisé est efficace ?

Notre but est d'intervenir à toutes les étapes. On intervient à la sortie de l'avion mais on sait qu'il y a une possibilité que les symptômes soient développés plus tard. Tout le système de santé a donc été informé et sait que le référent c'est le centre 15, le Samu, qui ensuite va faire la répartition des cas. C'est tout le système de santé qui a été mis en alerte pour repérer, identifier, et reconstituer minute par minute ce qu'ont fait ces personnes depuis qu'elles sont arrivées sur le territoire nationale. Cela permettra notamment de savoir s'il y a eu des contacts prolongés, c'est-à-dire des cas-contacts, qui doivent ensuite être identifiés pour savoir s'il y a eu un risque fort, faible ou négligeable de transmission. Si le risque est identifié comme suffisamment présent alors nous allons au contact des personnes pour les suivre durablement. Pour l'instant, en Ile-de-France, quatre à cinq personnes sont toujours en attente de résultats et ont été prises en charge. Depuis quelques jours, des examens complémentaires ont été réalisés sur une dizaine de personnes.