Coronavirus : à Mayotte, "l'épidémie n'est pas derrière nous", prévient Dominique Voynet

La directrice de l'Agence régionale de santé de l'île a déclaré, lundi, être "inquiète du climat général de relâchement".

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France Télévisions
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Des clientes dans un supermarché de Mamoudzou, à Mayotte, le 21 mai 2020. (ALI AL-DAHER / AFP)

Mayotte est le seul territoire d'outre-mer encore classé rouge et officiellement encore confiné. Mais les autorités constatent que le déconfinement a déjà été entamé par la population. "L'épidémie n'est pas derrière nous", a prévenu la directrice de l'Agence régionale de santé de Mayotte Dominique Voynet, lundi 25 mai, lors d'un point-presse, se disant "inquiète du climat général de relâchement".

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Si à Mayotte, "on voit plus de gens porter le masque qu'à Paris", a souligné Dominique Voynet, ce n'est pas encore "une habitude solidement ancrée", car "il ne suffit pas de distribuer des masques" pour que la population les mette.

Pic épidémique la première semaine de juin ?

L'ancienne ministre de l'Environnement a évoqué quelques foyers de contamination "préoccupants, dans des quartiers précaires", mais aussi chez des enseignants et au centre pénitentiaire de Majicavo. La directrice de l'ARS a aussi précisé que le nombre de tests avait baissé ces derniers jours, en raison d'un manque d'effectifs au sein du seul laboratoire privé de l'île, mais aussi à cause de la fin du ramadan, qui a davantage incité la population à préparer l'Aïd qu'à se rendre aux urgences.

L'une des modélisations scientifiques de l'évolution de l'épidémie évoque un pic "la première semaine de juin", a-t-elle rappelé, soulignant que les éventuelles conséquences d'un relâchement pour la fin du ramadan ne seraient visibles que "dans quatorze jours". Mayotte comptait lundi 1 609 cas déclarés, 39 hospitalisations (dont 12 en réanimation) et 20 décès.

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