Coronavirus 2019-nCoV : un deuxième avion est parti de Wuhan et atterrira à Istres avec près de 300 personnes

À bord des Français mais aussi des ressortissants d'autres pays. 

Photo du premier avion Air France rapatriant des Français de Wuhan à l\'approche de l\'aéroport militaire d\'Istres, le 31 janvier 2020.
Photo du premier avion Air France rapatriant des Français de Wuhan à l'approche de l'aéroport militaire d'Istres, le 31 janvier 2020. (PASCAL GUYOT / AFP)

Un deuxième avion affrété par la France pour rappatrier ses ressortissants de la ville chinoise de Wuhan, foyer du coronavirus 2019-nCoV, a décollé vers 1 heure du matin heure française dimanche 2 février, a appris franceinfo auprès d'un journaliste français présent sur place, qui a accompagné les futurs passagers à l'aéroport.

>> Coronavirus 2019-nCoV : suivez la situation en Chine et dans le monde dans notre direct

L'avion doit se poser entre 14h et 15h sur la base militaire d'Istres (Bouches-du-Rhône). Les passagers qui débarqueront seront accueillis en partie à Aix-en-Provence, au sein de l'École nationale supérieure des officiers de sapeurs-pompiers (ENSOSP), a appris France Bleu Provence auprès du ministère de la Santé. Le secrétaire d'État Adrien Taquet est attendu sur place dans l'après-midi. On ne sait pas encore combien de personnes seront confinées dans cette école. Son site internet indique qu'elle contient "525 chambres individuelles et une capacité de 1 000 repas par service". Le préfet des Bouches-du-Rhone a précisé dans un communiqué dimanche que certains passagers rejoindront ceux du premier vol, confinés dans un camp de vacances à Carry-le-Rouet.

L\'Ensosp à Aix-en-Provence va accueillir la deuxième vague de rapatriés de Wuhan, le 2 février 2020.
L'Ensosp à Aix-en-Provence va accueillir la deuxième vague de rapatriés de Wuhan, le 2 février 2020. (BENJAMIN ILLY / RADIO FRANCE)

Les Français descendront à Istres puis l'avion redécollera pour Bruxelles

Cet avion rappatrie des Français, mais aussi des ressortissants de nombreux pays, dont la Pologne, le Rwanda, etc... La France prendra en charge à Istres (Bouches-du-Rhône) "ses nationaux plus quelques autres ressortissants d'autres pays", avait précisé vendredi 31 janvier le ministre belge des Affaires étrangères Philippe Goffin lors d'une conférence de presse. Il avait ajouté que l'avion redécollerait ensuite pour l’aéroport de Melsbroek près de Bruxelles, avec 12 Belges, 11 Danois, 23 Néerlandais, cinq Tchèques et deux Slovaques à bord.

Vendredi, la ministre de la Santé Agnès Buzyn avait confirmé qu'un deuxième appareil "devrait pouvoir atterrir dimanche", avec à son bord des Français ayant eu "des regrets" de ne pas avoir pris le premier vol, ainsi que des ressortissants d'autres pays.