VIDEO. Conséquences du confinement : "Il y aura des évaluations" des élèves en septembre, en particulier en sixième, annonce Jean-Michel Blanquer

Le ministre de l'Education nationale promet aussi "un plan ultra volontariste" contre le décrochage scolaire, qui concernait environ 4% des élèves à la fin du confinement.

FRANCE INTER / RADIOFRANCE

"Il y aura des évaluations de début d'année" en septembre dans les écoles, collèges et lycées, a annoncé Jean-Michel Blanquer lundi 22 juin sur France Inter. Le ministre de l'Éducation nationale promet "un plan ultra volontariste" contre le décrochage scolaire, qui concerne environ 4% des élèves. "Pour le CP et CE1, on a déjà fait ça ces dernières années", rappelle le ministre.

En sixième, on va avoir une évaluation particulièrement robuste dans son contenu, notamment pour le français et les mathématiques, de façon à déclencher ensuite de l'aide personnalisée.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale

à France Inter

"Nous discutons de cela avec les organisations représentatives, avec l'ensemble du milieu de l'Éducation nationale (...) C'est systématique, universel et obligatoire pour CP, CE1, sixième et seconde, précise le ministre. Ensuite pour les autres, le professeur disposera d'outils d'évaluation qui sont partiellement renforcés dans leur richesse pour la rentrée, avec un peu plus de liberté, si je puis dire, dans leur manière de l'utiliser".

Un plan "ultra volontariste" contre le décrochage scolaire

La nécessite du rattrapage à la rentrée, "ça concerne potentiellement tous les élèves", a souligné Jean-Michel Blanquer. "Il va y avoir un plan ultra volontariste" contre le décrochage scolaire. "Au début du confinement c'était 8%, en fin de confinement, c'est à dire au 11 mai c'était 4%", c'est-à-dire "autour de 500 000 élèves".

Pour le ministre la baisse de ce chiffre, c'est "grâce au travail de contact avec les familles qui a été accompli par exemple par les directeurs d'école, les chefs d'établissement, tous les acteurs.. Tout le monde a mouillé sa chemise pour essayer. C'est comme cela que la France a un taux de décrochage, le meilleur ou le moins mauvais si je puis dire d'Europe".

Les entretiens personnalisés au lycée doivent être "systématiques"

"Les entretiens personnalisés, c'est un droit et je dirais même un devoir" pour les lycéens et leurs familles, a prôné également Jean-Michel Blanquer. "Ces entretiens personnalisés" de fin d'année qui avaient été annoncés pour compenser en partie l'absence de cours, "doivent se passer systématiquement", a insisté le ministre. "Quand ça ne se passe pas, il faut signaler le cas au chef d'établissement de façon à faire avancer les choses".

Le ministre a fait le point lundi sur les cours qui ont pu reprendre au sein des lycées. "Les lycées professionnels étaient clairement notre priorité, y compris dans les phases précédentes du déconfinement. L'objectif, c'était vraiment d'ouvrir des classes de lycées professionnels, c'est ce qui s'est passé", a expliqué Jean-Michel Blanquer. Il a indiqué que "des classes de terminale bac pro, des classes de CAP deuxième année en particulier qui étaient prioritaires et d'autres classes qui ont ouvert, des ateliers industriels aussi.. Bref, des choses qui étaient indispensables pour lutter contre le décrochage scolaire qui sévit davantage en lycée professionnel." "En lycée général et technologique, le principe, c'était quand même de réussir à ce que des niveaux entiers puissent rentrer. Dans certains cas, on a pu faire rentrer en particulier des classes de secondes", a ajouté le ministre.

Jean-Michel Blanquer, ministre de l\'Éducation nationale et de la Jeunesse, invité de France Inter le 22 juin 2020.
Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse, invité de France Inter le 22 juin 2020. (FRANCE INTER / RADIOFRANCE)