Covid-19 : Michel-Edouard Leclerc appelle à rouvrir les commerces "qui ont de la place", le "plus vite possible"

Le PDG des supermarchés Leclerc appelle le gouvernement à rouvrir certains magasins rapidement pour ne pas créer d'afflux avant la période de Noël. 

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Radio France
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Michel-Edouard Leclerc, le 17 juillet 2020.  (LIONEL LE SAUX / MAXPPP)

Michel-Edouard Leclerc, président des hypermarchés E. Leclerc, a appelé lundi 16 novembre sur Franceinfo le gouvernement à rouvrir tous les commerces "qui ont de la place", le "plus vite possible" pour éviter un flux trop important de consommateurs lors des achats de Noël. Alors que la France est toujours confinée, le Premier ministre prévoit une ouverture progressive de certains commerces à partir du 1er décembre en fonction de la situation sanitaire.

franceinfo : Faites-vous partie de ceux qui pensent qu’il faut rouvrir les commerces ?

Michel-Edouard Leclerc : On pense que le problème santé va se poser si on lève les filets de la consommation trop tard avant Noël. Ce qui est important, c'est ce qu'ont dit tous les membres du conseil scientifique, c’est d’éviter la densité. Nous avons signé un protocole à l'initiative d'un concurrent, Cultura, du groupe Mulliez-Auchan, avec des libraires, le Furet du Nord, avec Gallimard, avec tous les éditeurs. Nous souhaiterions que les libraires qui ont de la place, les magasins de jouets aussi qui ont de la place, qui ont la compétence, qu'ils soient petits ou grands, puissent ouvrir dès la dernière semaine de novembre, avant le 1er décembre, pour soulager un petit peu l’arrivée de ce flux de consommateurs.

Partagez-vous l'inquiétude des petits commerces qui vous désignent régulièrement comme leur principal concurrent ?

Effectivement, je pense qu’il y a des tas de commerces aujourd'hui qui pourraient ouvrir et qui ne posent aucun problème. Quand vous pensez qu'un concessionnaire automobile n'est pas ouvert... On ne vient pas en masse acheter une voiture ! Quand vous pensez qu'on peut aller acheter son loto, acheter un journal et même le tabac, mais qu'on ne peut pas aller dans une librairie, il y a des contresens. Donc, je crois qu'il faut sortir de ça. Il faut prendre des activités qui s'engagent sur des protocoles sanitaires renforcés, les ouvrir le plus vite possible, surtout si ce sont des commerces, destinataires des achats de Noël.

Franceinfo a révélé ce week-end que certains supermarchés contournaient la loi actuelle, qui interdit en théorie aux grandes surfaces de vendre directement des produits non essentiels comme des jouets. On achète le jouet, on repart avec un petit bon d'achat et on l'a à la caisse. Est-ce normal ?

Non. Normalement la commande au comptoir est interdite. Ce qui est autorisé, c’est ce qu'on appelle en anglais le "click and collect" ou la commande. On commande sur Internet, mais il y a des gens qui ne sont pas sur Internet, donc ça peut être aussi par un formulaire, cela peut être aussi à partir d'un catalogue et on vient le chercher. Je voudrais insister pour dire que dans une enseigne comme la nôtre, on est très bien organisé pour ça, mais cette année, cela ne représentera que 10 à 15% des ventes potentielles.

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