Covid-19 : le gouvernement veut temporiser malgré la pression des élus locaux et des soignants

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Covid-19 : le gouvernement veut temporiser malgré la pression des élus locaux et des soignants
France 2
Article rédigé par
J-B. Marteau - France 2
France Télévisions

Le gouvernement risque d’avoir à faire avec plusieurs sons de cloche avec les élus locaux. Jeudi 25 février, la mairie de Paris a plaidé pour un reconfinement de trois semaines.

Jeudi 25 février, la mairie de Paris propose que la capitale soit reconfinée pendant trois semaines ; les bars, restaurants et lieux culturels pourraient rouvrir par la suite. Pour le gouvernement, il va falloir négocier, par l’intermédiaire des préfets qui représentent l’État, avec les élus locaux. On avait vu il y a trois semaines en Moselle que les maires réclamaient un confinement. Avec Paris et Marseille (Bouches-du-Rhône), notamment, ce sont des élus qui n’ont pas le même poids politique. La partie s’annonce beaucoup plus serrée. La proposition d’Anne Hidalgo est politiquement risquée.

Sortie de confinement illusoire

A Matignon, certaines sources estiment qu’il est complètement illusoire de rouvrir les bars, restaurants et lieux culturels par la suite. Et ce pour une raison pratique : pour réussir un déconfinement, il faudrait vacciner toutes les personnes à risque. Vu le nombre de doses qui arrivent en France ce ne sera pas possible avant mi-avril ou début mai. Il faut donc patienter, c’est la stratégie du gouvernement, qui retarde l’hypothèse d’un reconfinement local ou national. C’est un pari risqué, avec les critiques à la fois des soignants et des élus locaux, qui réclament un serrage de vis. C’est une pression supplémentaire qui pèse sur les épaules du Premier ministre Jean-Castex, explique le journaliste de France Télévisions, Jean-Baptiste Marteau.

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