Coronavirus en Mayenne : "Sept foyers épidémiques en cours d'investigation", indique l'Agence régionale de santé

Benoît James, directeur de crise Covid-19 à l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire assure qu'il n'y a "pas d'inquiétude particulière, mais une vigilance constante".

Une femme subit un test de dépistage du covid-19 à Montargis (Loiret), le 7 juillet 2020.
Une femme subit un test de dépistage du covid-19 à Montargis (Loiret), le 7 juillet 2020. (GUILLAUME SOUVANT / AFP)

Il y a actuellement "sept foyers épidémiques en cours d'investigation" en Mayenne, indique samedi 11 juillet sur franceinfo Benoît James, directeur de crise Covid-19 à l'Agence régionale de santé des Pays de la Loire, alors que le nombre de cas est reparti à la hausse dans le département et qu'un dépistage massif débute lundi. Il assure qu'il n'y a "pas d'inquiétude particulière, mais une vigilance constante".

En Mayenne, un nombre de cas en hausse 

Les foyers sont disséminés dans trois communes, dont principalement Laval, où les clusters "sont en lien soit avec des hébergements d'insertion ou sociaux pour un public précaire" ou "avec un abattoir". "On a réussi à identifier des liens entre ces différents clusters à Laval. On voit qu'il y avait de la circulation de virus sur différents endroits", explique Benoît James.

Une grande campagne de dépistage est lancée lundi en Mayenne. Elle prévoit, détaille le directeur Covid-10 de l'ARS des Pays de la Loire, de "renforcer les centres de dépistage actuels et les multiplier dans l'agglomération lavalloise, que ce soit en amplitude horaire, en amplitude journalière et en lignes de dépistage" mais aussi la mise en place de "deux nouveaux centres de dépistage temporaires". Par ailleurs, des "dépistages préventifs" vont être menés dans "des structures ou des hébergements ou des lieux collectifs dont on considère qu'ils peuvent être considérés à risque", précise Benoît James. Enfin, des bons de l'assurance maladie seront envoyés à la population mayennaise pour se faire dépister "sans passer par la case du médecin traitant et avec remboursement à 100%".

"Il faut rester vigilant"

L'objectif c'est de "casser les chaînes de transmission du virus", car les cas positifs "avaient augmenté de manière quasi exponentielle". "Depuis 2-3 jours, on a pu voir qu'il y avait un léger fléchissement, mais on observe peut-être un léger rebond de nouveau", souligne le directeur Covid-10 de l'ARS des Pays de la Loire. "Il faut rester vigilant, sachant que dans les autres départements de la région, nous sommes plutôt rassurés parce que les indicateurs sont tous au vert", précise-t-il.