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Annonces de Jean Castex : "C'est assez injuste de dire que les entreprises ne font pas d'effort" sur le télétravail, assure un représentant de DRH

D'un point de vue collectif, "tout le monde est d’accord pour le télétravail au maximum, mais sur le plan individuel, vous gérez des cas de gens qui vous disent 'je veux revenir, j’en peux plus'", a notamment expliqué Benoît Serre, vice-président national délégué de l’association nationale des directeurs de ressources humaines.

Article rédigé par franceinfo
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Un homme en télétravail, en mai 2020 (illustration). (LOIC VENANCE / AFP)

Les entreprises "en font déjà énormément" et c'est "assez injuste de dire qu'elles ne font pas d'effort" à propos du télétravail, a réagi sur franceinfo jeudi 18 mars Benoît Serre, vice-président national délégué de l’ANDRH, l’association nationale des directeurs de ressources humaines, après les annonces de Jean Castex. Le Premier ministre a demandé jeudi à toutes les entreprises et administrations de "pousser au maximum" le télétravail pour le mettre en place "au moins quatre jours" par semaine, pour lutter contre la propagation du Covid-19.

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"Il y a beaucoup d’entreprises qui ont joué le jeu et qui étaient confrontées dans le même temps à des salariés qui ont demandé à revenir. Le 'tout télétravail' n’est pas bon pour les salariés et n’est pas très bon pour les entreprises non plus. C’est un équilibre d’intérêt entre les deux. Il impacte la productivité collective, c’est-à-dire le fait de travailler ensemble", a expliqué Benoît Serre. Par ailleurs, le télétravail "désorganise quand même un peu l’entreprise", mais "ce durcissement sera sans doute moins traumatisant sur le plan de l’organisation que le premier confinement, on sait comment ça marche, les gens ont des réflexes", a-t-il ajouté.

D'un point de vue collectif et sur un plan sanitaire, "tout le monde est d’accord pour le télétravail au maximum", mais "sur le plan individuel, vous gérez des cas de gens qui vous disent 'je veux revenir, j’en peux plus'". Le vice-président national délégué de l’ANDRH le promet, "on va essayer d’atteindre" cet objectif de quatre jours sur cinq en télétravail, "mais ce ne sera pas possible partout, on essaye de faire au mieux".

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