Alpes-Maritimes : un confinement le week-end, une mesure "pas du tout appropriée" prévient une infectiologue niçoise

"Le confinement, c’est tout le monde confiné. Un confinement de week-end, ça n'existe pas et ça ne limite en rien la diffusion du virus", estime Véronique Mondain. Elle défend une limitation des entrées et sorties du département.

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Radio France
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Premier week end de vacances pour Nice et la zone B avec la menace de nouvelles restrictions sanitaires, dimanche 21 février 2021. (B. ROMANKIEWICZ / MAXPPP)

Alors que des mesures plus strictes sont attendues lundi 22 février en fin de matinée dans les Alpes-Maritimes pour lutter contre le Covid-19, certaines envisagées ne "paraissent pas du tout appropriées", à Véronique Mondain, cheffe du service d’infectiologie du CHU de Nice, invitée de franceinfo dimanche.

"Le conseil scientifique ne s'est pas prononcé en faveur d'un confinement de week-end", rappelle-t-elle. "Le confinement, c’est tout le monde confiné. Un confinement de week-end, ça n'existe pas et ça ne limite en rien la diffusion du virus", estime-t-elle.

Pas assez de contrôles et de restrictions

En revanche, l'infectiologue juge certaines pistes "intéressantes". "Limiter, par exemple, les touristes sur notre région paraît important. De la même façon, limiter un petit peu, les transferts des Niçois à l'extérieur", suggère-t-elle. Prendre des mesures de restrictions des déplacements, "il faut le faire vite" ajoute-t-elle. "Clairement, il n'y a pas eu assez de mesures, il n'y a pas eu assez de contrôles, il n'y a pas eu assez de restrictions" déplore-t-elle, pointant l’arrivée de touristes "depuis les vacances de Noël". La Côte d’Azur est donc "victime de ce succès et de cette envie des touristes de venir chez nous", analyse-t-elle.

Au CHU de Nice, cela "fait déjà plusieurs semaines que nous sommes à flux tendu", "presque depuis début janvier", constate Véronique Mondain. Elle ne "pense pas qu'il faille utiliser les mots ‘explosif’ ou ‘catastrophique’. Je pense que ça fait déjà plusieurs semaines qu'on est dans la même situation"

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