Le sommeil permet au cerveau de se purifier

Une étude démontre que le cerveau profite des moments où l'on dort pour se nettoyer. Une découverte qui permettrait d'avancer dans la lutte contre la maladie d'Alzheimer.

Pendant le sommeil, le cerveau élimine les toxines accumulées pendant la phase d\'éveil.
Pendant le sommeil, le cerveau élimine les toxines accumulées pendant la phase d'éveil. ( SCIENCE PHOTO LIBRARY / AFP )

Dormir améliore le fonctionnement du cerveau. Une étude publiée par Science (en anglais), vendredi 18 octobre, et relayée par Le Monde explique que, pendant les phases de sommeil, l'organisme enclenche la fonction "nettoyage" à l'intérieur du crâne, pour éliminer les déchets accumulés au cours de la journée en raison de l'activité neuronale. La découverte permettrait de faire avancer les recherches sur plusieurs maladies cérébrales, comme la maladie d'Alzheimer.

Les scientifiques savaient déjà que les troubles du sommeil pouvaient être responsables de prises de poids ou de problèmes cardiaques. Ils affirment désormais que dormir est essentiel pour le fonctionnement cérébral. Le travail de nettoyage, qui assurerait la fonction récupératrice du sommeil, s'effectue grâce à un système unique, fortement actif lorsque le corps se repose. Par ailleurs, les chercheurs ont découvert que l'espace intercellulaire augmenterait de 60 % pendant le sommeil, permettant aux toxines de mieux s'évacuer.

Une avancée pour lutter contre la maladie d'Alzheimer

Supprimer les toxines du cerveau s'avère crucial pour le bon fonctionnement du corps. Elles peuvent provoquer des pathologies neurologiques. Les conclusions de l'étude pourraient ainsi permettre de trouver des traitements pour les maladies comme Alzheimer.

Toutes les espèces animales ont besoin de sommeil, même si le fait de dormir expose la plupart des animaux aux dangers des prédateurs. Preuve du caractère indispensable du sommeil. Dormir répond donc à une fonction essentielle dans l'évolution, expliquent les chercheurs. Une mauvaise nouvelle pour les Français, qui, selon une étude de 2012, sont fâchés avec leur oreiller.