Le modèle alimentaire typiquement français "contribue à limiter le risque d'obésité", détaille une étude du Crédoc lundi

Par modèle français, le Centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vie entend trois repas par jour, variés, pris à heures régulières et partagés souvent en famille.La proportion d'obèses s'établit à 14,5% en France contre 26,9% aux Etats-Unis.

Il y a, en 2010, 26,9% d\'obèses aux Etats-Unis.
Il y a, en 2010, 26,9% d'obèses aux Etats-Unis. (AFP/Justin Sullivan/Getty Images/AFP)

Par modèle français, le Centre de recherches pour l'étude et l'observation des conditions de vieentend trois repas par jour, variés, pris à heures régulières et partagés souvent en famille.

La proportion d'obèses s'établit à 14,5% en France contre 26,9% aux Etats-Unis.

Une des caractéristiques du modèle alimentaire français est "la concentration des apports énergétiques lors des repas" (90,2%), rappelle le Crédoc qui souligne que son anti-modèle est l'américain, où 21,6% des calories sont absorbées hors repas.

Dans son étude, le Credoc estime que différentes comparaisons "permettent de penser" que "donner davantage d'importance au modèle alimentaire et à la tradition culinaire serait un moyen de se préserver de l'obésité".

En France, les prises alimentaires se concentrent sur trois principaux repas qui comportent plusieurs plats, et sont pris à des heures relativement communes à tous. Le temps du repas apparaît comme "nécessaire à la vie en société" en France, alors qu'aux Etats-Unis, "se nourrir est considéré comme un acte technique".

Ce sens donné à l'acte alimentaire peut expliquer en partie que la part des personnes obèses est plus faible en France qu'aux Etats-Unis, bien que d'autres facteurs (génétique, activité physique...) entrent en ligne de compte, estime également l'organisme.

Autre caractéristique du modèle français : la convivialité. C'est "le principal sens que les Français donnent aux repas". Cela favorise la régularité des prises alimentaires, dans des horaires resserrés, et "réduit le risque de comportement compulsif". Enfin, 15% des repas sont festifs, c'est-à-dire durent plus d'une heure et sont pris avec d'autres convives, chez des amis ou au restaurant.

Ce modèle est stable, selon le Crédoc, même si l'étude montre que les plus jeunes sont davantage tournés vers des produits transformés et préparés, alors que les plus âgés consomment plus de produits bruts.