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Le gouvernement s'attaque aux conflits d'intérêts entre médecins et laboratoires

Dans une interview au "Parisien", Marisol Touraine affirme que les industriels devront rendre public chaque avantage accordé à un professionnel du monde de la santé.

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France Télévisions
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Une pédiatre de l'hôpital de Saintes (Charente-Maritime), le 22 septembre 2009. (BURGER / GETTY  )

Tout avantage d’une valeur égale ou supérieure à 10 euros TTC devra être rendu public. Dans un entretien accordé au journal Le Parisien, mercredi 22 mai, la ministre de la Santé Marisol Touraine s'attaque aux conflits d'intérêts entre les laboratoires pharmaceutiques et les médecins. Le vote de la loi a en réalité eu lieu en décembre 2011, mais le décret d'application a été publié mercredi 22 au Journal Officiel.

"Notre dispositif va au-delà de ce que prévoyait le gouvernement précédent", se justifie la ministre. Et de préciser que l'obligation "concerne l’ensemble des acteurs, c’est-à-dire les médecins, les pharmaciens, les professions paramédicales (kinésithérapeutes, etc.), associations de malades, les établissements de santé ou encore les journaux spécialisés" mais aussi "l’industrie pharmaceutique et celle des cosmétiques".

Repas, congrès, voyages, déplacements, rémunérations touchées à divers titres, tout doit être déclaré et les informations seront regroupées sur un site internet et pourront être contrôlées par l'Agence de sécurité du médicament. "Le but est de moraliser les relations entre les industriels et le monde de la santé", explique Marisol Touraine.

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