Le cancer est la maladie qui fait le plus peur aux Français

Une grande majorité de Français pense avoir une probabilité "importante" de souffrir un jour du cancer. C’est, selon un sondage diffusé par la Fondation ARC, la maladie qui les effraie le plus. A tort ou à raison ?

(Grâce à une analyse génétique de leurs tumeurs, de nombreux patients bénéficient de traitements à la pointe de la recherche © Maxppp)

La France a beau être aux avant-postes de la recherche sur le cancer, et même le deuxième pays, derrière les Etats-Unis, en nombre de publications scientifiques sur la question, le cancer fait peur. C’est même la maladie qui effraie le plus les Français, si l’on en croit un récent sondage réalisé par l'Institut Ipsos pour la Fondation ARC qui recueille des fonds pour la recherche sur la maladie.

Le sida fait moins peur que le cancer

"Sept Français sur 10 pensent pouvoir être atteints un jour d’un cancer. La maladie effraie d’ailleurs davantage que les maladies cardiovasculaires ou la maladie d’Alzheimer. Ou encore que le sida : seulement 27% ont peur d’en mourir un jour, c’est-à-dire beaucoup moins qu’en 1990 ",  explique Luc Barthélémy, qui travaille pour le département santé de l’institut Ipsos.

"Sept Français sur 10 pense pouvoir être atteint un jour d’un cancer" - Luc Barthélémy / Ipsos
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Face à ce constat, la Fondation ARC souhaite renforcer l'information des malades et des professionnels de santé et milite aussi pour faciliter l'autorisation des essais cliniques, essais qui ouvrent de nouvelles pistes de traitement.

Un cancer sur deux guéri

Aujourd'hui dans notre pays, on guérit pourtant plus d'un cancer sur deux : grâce à une analyse génétique de leurs tumeurs cancéreuses, de nombreux patients bénéficient de traitements à la pointe de la recherche, de thérapies ciblées individualisées. En fait, face à la crainte du cancer, il y a aussi le sentiment pour une majorité d'entre nous qu'il y a dans notre pays une inégalité d'accès aux traitements contre la cancer.

Plusieurs raisons sont avancées : d'abord le coût de ces nouveaux traitements pour les malades qui écarterait les plus démunis, ensuite l'éloignement géographique de certains patients des établissements les plus en pointe. Enfin, les malades pensent qu'ils ne sont pas assez informés sur les nouveaux traitements et donc ne pensent pas à en parler avec leur médecin.

> Consultez l'intégralité de l'étude "Les Français face au cancer" :