VIDEO. Les urgentistes qui se sont mis en arrêt maladie pour faire grève "entraînent une surcharge de travail pour les autres", condamne Agnès Buzyn

Une dizaine de médecins urgentistes de l'hôpital Lariboisière à Paris ont cessé le travail pour cause d'arrêt maladie.

En grève depuis trois mois contre la saturation de leur service, des urgentistes ne sont pas venus travailler dans la nuit du lundi 3 juin à l'hôpital Lariboisière de Paris. Ils se sont mis en arrêt maladie pour protester contre leurs conditions de travail. Agnès Buzyn, la ministre de la Santé a condamné cette méthode. "Je pense que ça n'est pas bien, a-t-elle affirmé. C'est dévoyer ce qu'est un arrêt maladie (...) ça entraîne une surcharge de travail pour les autres."

"La règle dans le monde médical quand on fait grève, c'est que l'on met un brassard mais qu'on vient travailler pour ne pas mettre en danger la vie d'autrui," a expliqué la ministre. Elle a cependant reconnu qu'il y avait "une très grosse fatigue des personnels aux urgences". Sur 680 services d'urgences en France, une cinquantaine sont en grève a déclaré Agnès Buzyn.

"Le déficit de médecins que nous vivons en France est un phénomène mondial, a déploré la ministre. Je ne peux même pas aller recruter des médecins à l'étranger puisque tous les pays du monde soufrent aujourd'hui d'un déficit de médecins (...) Nous souffrons dans le monde entier d'avoir formé insuffisamment de médecins par rapport au vieillissement de la population. Il n'y a que des organisations différentes qui vont permettre de soulager les médecins notamment hospitaliers."

Agnès Buzyn invitée de France Inter mardi 4 juin 2019.
Agnès Buzyn invitée de France Inter mardi 4 juin 2019. (FRANCEINTER)