Santé : les ambulanciers se mobilisent contre la réforme des transports sanitaires

Les ambulanciers se sont rassemblés pour manifester lundi 5 novembre. Ils s'opposent à la réforme du financement des transports sanitaires. Désormais, ce sont les cliniques et les hôpitaux qui vont les rémunérer.

FRANCE 3

Lundi 5 novembre au matin, des ambulanciers en colère bloquaient le périphérique parisien. Leurs sirènes se sont fait entendre à la porte de la Villette (Paris), à Marseille (Bouches-du-Rhône) le mois dernier, et partout en France. L'article 80 entré en vigueur au début du mois a transféré aux établissements de soins, hôpitaux et cliniques, l'obligation de payer les ambulances. Avant, c'était la sécurité sociale, mais désormais, chaque établissement fera des appels d'offres. L’objectif est de réduire les coûts pour la collectivité aux dépens du service, selon les ambulanciers.

Un marché pour les grosses entreprises

"Le souci avec l'article 80 : ce sera surtout du travail à la chaîne", déplore Yannick Machot, ambulancier à Lille (Nord). Alors qu'aujourd'hui plus de 5 000 sociétés privées se partagent le marché du transport sanitaire, désormais seules les grosses sociétés pourront faire suffisamment d’économies d'échelle pour remporter les appels d'offres en cassant les prix. Le secteur emploie aujourd'hui 50 000 salariés pour un chiffre d'affaires dépassant les 4 milliards d'euros annuels.

Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête préliminaire mercredi 9 mai après la mort de Naomi Musenga.
Le parquet de Strasbourg a ouvert une enquête préliminaire mercredi 9 mai après la mort de Naomi Musenga. (PIERRE ANDRIEU / AFP)