Hôpital public : la crise des vocations

Le gouvernement va sortir le carnet de chèques. Mercredi 20 novembre, le Premier ministre et la ministre de la Santé annonceront un plan pour tenter de calmer la colère du personnel hospitalier. L'hôpital public ne fait plus rêver. Il est confronté à des difficultés de recrutement. 

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Le CHU de Lille (Nord) est l'un des plus prestigieux hôpitaux publics de France. Pourtant, depuis quelques années, il manque de médecins. Les cadences sont trop lourdes et les rémunérations sont beaucoup plus faibles que dans le secteur privé. Les jeunes praticiens désertent. L'établissement compte une centaine d’anesthésistes-réanimateurs. 20 postes sont vacants, faute de candidats.

Des cadences infernales

Alors, parfois quand il n'y a plus de solutions, des salles d'opération sont fermées. "Lundi 25 novembre, dans ce bloc opératoire, il devait y avoir six salles ouvertes, il n'y en aura que 4 ouvertes", déplore le professeur Benoît Tavernier, chef du pôle anesthésie-réanimation du service neurochirurgie. Pour que le manque d’anesthésiste ne se fasse pas trop sentir, certains affirment travailler entre 70 heures et 90 heures par semaine.

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Un panneau indiquant le service des urgences de l\'hôpital de Nantes, en avril 2019.
Un panneau indiquant le service des urgences de l'hôpital de Nantes, en avril 2019. (LOIC VENANCE / AFP)