Hôpital : les conséquences de la grève administrative

Une nouvelle grande journée d'action des personnels hospitaliers est prévue vendredi 14 février. Des centaines de chefs de service ont démissionné de leurs fonctions administratives.

France 2

À l'hôpital de la Timone, à Marseille (Bouches-du-Rhône), la moitié des blocs opératoires est fermée pour cause de manque d'infirmières. Le professeur Jean-Luc Jouve, chef de service de chirurgie orthopédique pédiatrique démissionnaire, ne communique plus ses tableaux de service à la direction.

"On n'est pas une entreprise"

"On a des réunions qui servent à prévoir l'activité par exemple de l'année prochaine, ce qui est totalement irréaliste dans notre métier, on n'est pas une entreprise", déplore le professeur Xavier Mariette, chef de service de rhumatologie à l'hôpital Bicêtre (Paris) également démissionnaire de ses fonctions administratives. Tous seront dans la rue vendredi 14 février pour défendre l'hôpital public. Ils réclament avant tout des revalorisations de salaires pour les infirmières.

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Une manifestation du collectif Inter-urgences, le 29 octobre 2019 à Paris.
Une manifestation du collectif Inter-urgences, le 29 octobre 2019 à Paris. (JEROME LEBLOIS / HANS LUCAS / AFP)