"Il suit la personne à un mètre": Franprix expérimente un robot-livreur à destination des personnes à mobilité réduite

L’enseigne teste les premières livraisons assistée de ce petit engin baptisé Twinswheel, dans le 13e arrondissement à Paris. 

Robot-livreur à destination des personnes à mobilité réduite, d\'un magasin Franprix du 13eme arrondissemnt de Paris
Robot-livreur à destination des personnes à mobilité réduite, d'un magasin Franprix du 13eme arrondissemnt de Paris (SOPHIE AUVIGNE / RADIO FRANCE)

Après le développement des "drive", les livraisons dans les casiers et parfois par drone, voilà le robot livreur pour les derniers mètres qui séparent le supermarché du domicile du consommateur. L’enseigne Franprix teste ainsi les premières livraisons assistée de ce petit engin baptisé Twinswheel dans le 13e arrondissement à Paris.

Avec une roue de chaque côté, un coffre, un gyrophare sur le capot, le robot Twinswheel n’est pas plus haut qu’un chien mais beaucoup plus silencieux. Et il intrigue cette habitante du quartier : "Cela me fait penser à ces petits personnages de dessins animés qui circulent tout seuls, sourit-elle, intriguée. Je suis impatiente de voir comment cela se déplace et comment on peut être suivi par cet objet."

Est-ce qu’on a vraiment besoin de cela sur nos voies alors que nous avons déjà les vélos, les trottinettes…une habitante du quartierà franceinfo

"Il suit la personne à un mètre, en portant ses courses à sa place, explique Vincent Talon, l’ingénieur qui a conçu cet engin qu'il appelle "robot-esclave". On veut essayer de voir si des personnes à mobilité réduite peuvent l’utiliser, depuis le Franprix jusque chez elle."

Le robot roule à 6 km/h

Avec 40 kilos dans le coffre, l’engin roule à l’électricité sur le trottoir, à pas plus de 6 km/h. Le problème, c’est le retour : la loi interdit aux robots de se déplacer seuls. Franprix espère faire bouger les règles. "Ce robot est doté d’intelligence artificielle : c’est une machine qui apprend en continu, par exemple à se déplacer en ville, à éviter les passants, explique le directeur général, Jean-Pierre Mochet… Quand la législation nous permettra de le faire, ce robot pourra revenir tout seul d’une livraison qu’il aura faite avec un client." "Ce sera un outil très pratique, indique l’édile. Je crois beaucoup à ce type de chose."

Il faudra donner un cadre, pour que les choses se passent bien, réglementer et dresser des PV lorsque cela se passe mal, à l’image de ce nous vivons actuellement avec les trottinettes.Jean-Pierre Mochetà franceinfo

Jérôme Coumet, le maire du 13e arrondissement de Paris a donné son accord pour l’expérimentation, à condition que la rue soit partagée en toute sécurité. Le robot-livreur a donc intérêt à apprendre vite et à bien à se comporter.