Le ministère de la Santé veut mieux informer les victimes potentielles de la Dépakine

"Deux documents d'information" ont été élaborés, "l'un (...) à destination des victimes, l'autre des professionnels de santé afin de les aider à informer les patients" sur ce médicament, explique le ministère.

Des pillules de Depakine, médicament contre l\'épilepsie soupçonné d\'avoir de graves conséquences sur la santé des foetus, le 18 mai 2017.
Des pillules de Depakine, médicament contre l'épilepsie soupçonné d'avoir de graves conséquences sur la santé des foetus, le 18 mai 2017. (GARO / PHANIE)

Le ministère de la Santé a annoncé vouloir "renforcer l'information" des victimes potentielles de la Dépakine, médicament contre l'épilepsie et les troubles bipolaires, en diffusant une "fiche d'information" pour "les aider à bénéficier d'une indemnisation". L'objectif est que toutes les personnes qui s'estiment victimes d'un préjudice "connaissent l'existence du dispositif d'indemnisation géré par l'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (Oniam)", mis en place en juin 2017, explique le ministère dans un communiqué.

Le valproate de sodium est commercialisé par Sanofi notamment sous le nom de Dépakine et de Dépakote. Il est également disponible sous forme de générique. Ce médicament est au centre d'un retentissant scandale sanitaire lié à sa prescription à des femmes enceintes alors que ses dangers pour le foetus (malformations congénitales et troubles neuro-développementaux) étaient connus.

Deux mille demandes d'indemnisation déposées

"Deux documents d'information" ont été élaborés, "l'un (...) à destination des victimes, l'autre des professionnels de santé afin de les aider à informer les patients", précise le ministère. La fiche destinée aux victimes rappelle les risques pour le foetus en cas de prise de ce médicament pendant la grossesse. Elle précise également quelles personnes peuvent déposer une demande d'indemnisation auprès de l'Oniam et explique le fonctionnement de cet organisme. Elle fournit enfin les coordonnées d'une liste d'associations et de structures susceptibles d'orienter les patients concernés.

Fin septembre, environ 2 000 demandes d'indemnisation avaient été déposées, selon l'Oniam.