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Feu vert du Comité d'Éthique à un dépistage génétique de la trisomie 21

Le Comité consultatif national d'Éthique (CCNE) a rendu jeudi un avis favorable à l'introduction de nouveaux tests de dépistage de la trisomie 21, grâce à un prélèvement de sang maternel. Mais cette méthode devrait être réservée, dans un premier temps, aux femmes enceintes présentant un risque, ajoute le Comité.
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Radio France
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  (Maxppp)

L'avis public de ce jeudi, numéroté 120, du Comité consultatif national d'Éthique (CCNE) était très attendu. Il n'autorise pas de facto les dépistages génétiques de la trisomie 21, mais parle très clairement de "progrès du point de vue éthique ".

Pour les membres du CCNE, ce type de test de dépistage, sur simple prélèvement du sang maternel, "correspond à une amélioration technique du dépistage " actuel, par sa "plus grande facilité " et avec "moins d'effets secondaires ".

Actuellement, le diagnostic est apporté notamment par amniocentèse, en analysant les chromosomes de cellules foetales prélevées par ponction du liquide amniotique, une pratique jugée invasive, et potentiellement à risque pour le foetus. Ce type de diagnostic ne peut cependant être remplacé pour l'instant, selon le Comité.

Limité aux femmes enceintes à risque

Le CCNE mesure quand même ses recommandations, en préconisant l'usage du dépistage génétique "dans un premier temps " limité aux femmes enceintes à risque identifiées. Le test est déjà disponible en Allemagne, Autriche, en Suisse et au Liechtenstein. Le risque initial, de 1/100 avec les tests actuels, passerait à 1/10.000 à l'aide de cette technique.

Le CCNE note aussi que, pour l'instant, "les limites sont d'ordre technique, organisationnel et économique plutôt que d'ordre éthique ".

Cet avis public rendu par le Comité pourrait raviver les accusations de certains associations, qui parlent de possibilité d'eugénisme.

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