Route solaire : un projet plein de promesses, mais peu de résultats

La première route solaire de France, inaugurée en grande pompe par Ségolène Royal dans l'Orne, se révèle en réalité abîmée, peu rentable et peu efficace. Pour la population, c'est un fiasco.

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Garnir les routes de panneaux solaires, l'idée était séduisante. En décembre 2016, la ministre de l'Environnement de l'époque, Ségolène Royal, inaugure à pied le premier tronçon d'un kilomètre dans le Perche normand. Cinq millions d'euros ont été investis et 1 000 kilomètres sont prévus pour 2020. 30 mois plus tard, les promesses ne sont pas tenues. Au passage des véhicules, les dalles de résine encrassées se déchaussent et les joints ne tiennent pas.

L'objectif de production d'électricité n'a jamais été réalisé

"Je les vois tout le temps travailler dessus parce que les plaques ne tiennent pas et ça tiendra jamais", se plaint un automobiliste. L'ambition était de produire de l'électricité pour une ville de 5.000 habitants. L'objectif n'a jamais été réalisé, même au départ, lorsque l'installation était en bon état. Économiquement, le Conseil départemental ne s'y retrouve pas. L'entreprise qui a créé ce tronçon reconnaît que les longs tronçons de route solaire sont une impasse économique, mais sont rentables sur des petites surfaces.

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