Mauvaise qualité de l'air : la France et cinq autres pays renvoyés par Bruxelles devant la justice européenne

En cause, pour la France : le non-respect des valeurs fixées pour le dioxyde d'azote issu des pots d'échappement. D'autres pays sont pointés du doigt pour leur concentration élevée et persistante de particules fines, liée notamment au chauffage et à la circulation.

Paris sous un brouillard de pollution, le 6 décembre 2017.
Paris sous un brouillard de pollution, le 6 décembre 2017. (MAXPPP)

Une petite tape sur les doigts. La Commission européenne a décidé, jeudi 17 mai, de renvoyer six Etats membres devant la Cour de justice de l'UE pour avoir manqué à leurs obligations en matière de qualité de l'air. Bruxelles sanctionne ainsi les manquemements répétés de la France, de l'Allemagne, du Royaume-Uni, de l'Italie, de la Hongrie et de la Roumanie pour "dépassement des valeurs limites de qualité de l'air fixées et manquement à l'obligation de prendre des mesures appropriées pour écourter le plus possible les périodes de dépassement".

Hongrie, Italie et Roumanie également concernées

L'Allemagne, la France et le Royaume-Uni sont sanctionnées pour le non-respect des valeurs fixées pour le dioxyde d'azote issu des pots d'échappement, principalement dans les agglomérations. La Hongrie, l'Italie et la Roumanie sont mises en cause pour la concentration élevée et persistante de particules fines, ces matières (poussière, fumée, suie, pollen) présentes naturellement dans l'air mais dont la concentration est aggravée par la pollution liée notamment au chauffage et à la circulation.

Selon l'Agence européenne de l'environnement, la pollution aux particules fines est responsable de près de 400 000 décès prématurés par an, dont 35 000 en France. Pour le dioxyde d'azote, les morts prématurées sont estimées à 75 000 par an en Europe, dont 9 300 en France.