Le gouvernement saisit l'Anses après la publication d'un rapport montrant que l'on ingère 5 grammes de plastique par semaine

Cette étude du WWF montre qu'un individu absorde l'équivalent du poids d'une carte de crédit en plastique chaque semaine. 

Une décharge de plastique à New Delhi, en Inde, le 30 mai 2018. 
Une décharge de plastique à New Delhi, en Inde, le 30 mai 2018.  (DOMINIQUE FAGET / AFP)

"J'ai saisi l'Anses pour qu'elle lance une étude détaillée approfondie pour savoir clairement ce qu'il en est pour les Français" a annoncé jeudi 13 juin Brune Poirson sur RMC. Cette déclaration de la secrétaire d'Etat à la Transition écologique intervient deux jours après la publication d'un rapport, mardi 11 juin, commandé par le WWF à l'université de Newcastle (Australie). Brune Poirson saisit l'agence nationale de sécurité sanitaire pour "fonder tout [son] travail sur la science". "Je ne sais pas si cette étude est vraie, pas vraie, a tort" a-t-elle précisé, ajoutant qu'il faut "transformer nos modes de production et consommation. On consomme toujours plus de ressources naturelles pour consommer des produits qu'on consomme toujours moins".  

Cette compilation de 50 études scientifiques montre que chaque être humain avalerait environ 2 000 micro-pièces et particules de plastique chaque semaine, soit l'équivalent du poids d'une carte de crédit en plastique. 

L'eau, première source de plastique ingurgité 

Selon le WWF, les résultats pourraient être sous-estimés, car les microplastiques présents dans le riz, le blé, le maïs, le lait ou encore le pain n'ont pas encore été examinés. Par ailleurs, l’étude révèle que l’eau est la première source de ce plastique ingéré, que ce soit l’eau potable, les eaux souterraines, les eaux de surface, l'eau du robinet et les bouteilles d'eau. Les fruits de mer arrivent juste après, car ils sont généralement mangés entiers, ce qui signifie que l’on consomme également leur système digestif. La bière et le sel suivent de près. L'ONG espère que ses résulats serviront de "signal d'alarme pour les gouvernements".