Evacuation musclée d'une manifestation écologiste à Paris : Castaner demande des explications au préfet de police

Des membres du collectif Extinction Rébellion ont tenté vendredi de bloquer la circulation sur le pont de Sully. Ils ont été rapidement et violemment évacués par les forces de l'ordre. 

Des militants du collectif Extinction Rébellion évacués du pont de Sully, à Paris, le 28 juin 2019.  
Des militants du collectif Extinction Rébellion évacués du pont de Sully, à Paris, le 28 juin 2019.   (MATHIAS ZWICK / HANS LUCAS / AFP)

Christophe Castaner a demandé un rapport au préfet de police de Paris sur l'évacuation controversée, vendredi 28 juin à Paris, d'une manifestation écologiste au cours de laquelle des militants ont été aspergés de gaz lacrymogène. "A la demande du ministre, une inspection technique CRS a été déclenchée et un rapport a été demandé au préfet de police sur les modalités de gestion de cette opération de maintien de l'ordre rendue nécessaire pour rétablir la circulation au cœur de Paris",  indique le ministère de l'Intérieur à l'AFP, dimanche 30 juin.

Le blocage et l'évacuation ont eu lieu vendredi sur le pont de Sully. Des images de l'intervention des forces de l'ordre ont été largement partagées sur Twitter : elles montrent des policiers aspergeant abondamment de gaz lacrymogène des militants participant pacifiquement à un sit-in organisé par le collectif Extinction Rébellion.

"Des manifestants très radicaux", selon Rugy

Né au Royaume-Uni, ce mouvement prône la désobéissance civile non violente contre "l'inaction climatique". Ces images ont suscité une vague d'indignation sur les réseaux sociaux. Le réalisateur et militant écologiste Cyril Dion a indiqué samedi qu'il refusait sa promotion dans l'ordre du Mérite. "La disproportion de la réponse policière est folle", a-t-il déclaré à l'AFP.

"Quand j'ai vu ça , je me suis posé des questions et j'ai regardé la vidéo dans son entier", a déclaré de son côté le ministre de la Transition écologique, interrogé sur cet épisode, dimanche, sur BFMTV"Au début, les CRS appellent les manifestants à débloquer (…). Ce sont des manifestants très radicaux. Quand vous leur demandez pacifiquement de dégager la voie, ce qu'ont fait les forces de l'ordre avec des haut-parleurs, et qu'évidemment ils refusent (…) on est obligé de mobiliser des CRS pour prendre les personnes une par une et essayer de les enlever, a affirmé François de Rugy. Ça se finit par l'utilisation de gaz qui ont pour but que les gens s'en aillent."