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De puissants allergisants retrouvés dans les peintures

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D'après une enquête de 60 Millions de consommateurs, la majorité des peintures murales contiennent de la méthylisothiazolinone (MIT), une substance qui peut provoquer des allergies sévères.

Des difficultés à respirer, une toux irrépressible... Il y a deux ans, Elsa a fait un malaise sur un chantier. Peintre en bâtiment depuis vingt ans, c'est la première fois qu'elle ressentait ces symptômes. En cause, le conservateur présent dans la peinture qu'elle utilisait : les thiazolinones.

Cette substance est très efficace pour tuer les virus, bactéries et champignons. Problème, les thiazolinones peuvent déclencher des réactions allergiques. C'est le cas notamment de la méthylisothiazolinone ou MIT. Le Dr Pascale Mathelier-Fusade, dermatologue, explique que la MIT peut provoquer de l'eczéma de contact mais aussi des allergies respiratoires car l'allergène, volatil, peut être inhalé en peignant. Des allergies de plus en plus fréquentes depuis que la MIT a remplacé les parabènes, des conservateurs interdits depuis 2011 car suspectés d'être des perturbateurs endocriniens.

Les enquêteurs de 60 millions de consommateurs ont analysé 48 pots de peinture. Verdict : la méthylisothiazolinone et la benzisothiazolinone sont bien présentes dans la quasi-totalité des peintures à l'eau testées – et à des concentrations non négligeables, même dans des peintures affichant un label écologique.

Pour les personnes allergiques, la seule solution est l'éviction totale. Mais difficile d'échapper à ces conservateurs... D'après les industriels aujourd'hui, il n'existe plus d'alternatives aux thiazolinones.

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