VIDEO. "Grosse", "folle"... Quand les mots font plus mal qu'une fessée

Une proposition de loi visant à éradiquer les violences éducatives était débattue jeudi 29 novembre. Témoignage d'une jeune femme traumatisée par les violences de sa mère.

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FRANCE 2

Il y a les petites phrases assassines comme "tu es une moins que rien" et celles tout aussi graves qui nous échappent dans les moments d'agacement : "T'es nulle." Mais répétés au quotidien, peut-on guérir de ces mots qui blessent ? Sybille Beauvois a connu les petites piques et les humiliations toute son enfance. Née d'une grossesse non désirée, sa mère lui a mené la vie dure. Elle lui donnait des claques dès le matin et choisissait des mots pour lui faire du mal.

Des conséquences graves pour le développement

La petite fille malmenée par sa mère est aujourd'hui une adulte de 37 ans qui a gardé des séquelles de son enfance. "À chaque fois qu'il faut prendre une décision, je ne suis jamais sûre de moi, il me faut l'aval de quelqu'un", détaille-t-elle. Des études menées sur le cerveau confirment que quand les violences psychologiques sont répétées, elles bloquent le développement du cortex orbitofrontal. Cette zone permet de prendre des décisions et de gérer nos émotions, c'est le siège de l'empathie. Elles affectent aussi l'hippocampe, là où se développent la mémoire et l'apprentissage.

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Une proposition de loi visant à éradiquer les violences éducatives était débattue jeudi 29 novembre. Témoignage d\'une jeune femme traumatisée par les violences de sa mère.
Une proposition de loi visant à éradiquer les violences éducatives était débattue jeudi 29 novembre. Témoignage d'une jeune femme traumatisée par les violences de sa mère. (FRANCE 2)