L'Unicef dénonce la stigmatisation des mineurs isolés étrangers

Le sort et la prise en charge de ces mineurs font l'objet d'une vive polémique depuis l'attentat au hachoir perpétré devant les ex-locaux de "Charlie Hebdo" par un jeune pakistanais connu sous une identité lui donnant 18 ans.

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Des adolescents à Paris, le 2 juillet 2020. (JULIE LIMONT / HANS LUCAS/ AFP)

L'agence de l'ONU pour l'enfance, l'Unicef, a dénoncé jeudi 1er octobre la stigmatisation des mineurs isolés étrangers en France, dont le sort et la prise en charge font l'objet d'une vive polémique depuis l'attentat au hachoir perpétré vendredi dernier devant les ex-locaux de Charlie Hebdo"Des situations ou des cas problématiques devenus médiatiques ne doivent pas être utilisés pour généraliser le propos et stigmatiser les mineurs non accompagnés", dénonce-t-elle.

L'auteur présumé de l'attaque, un jeune ressortissant pakistanais de 25 ans mis en examen et écroué pour "tentatives d'assassinats en relation avec une entreprise terroriste", était initialement connu sous une identité lui donnant 18 ans et venait tout juste de sortir d'une prise en charge de près de trois ans par l'Aide sociale à l'enfance comme "mineur non accompagné". Après l'attentat, de nombreuses voix à droite et à l'extrême droite ont critiqué ce statut, à l'instar de Marine Le Pen, qui a appelé à ce que ces jeunes soient "rapatriés dans leur pays d'origine".

Des enfants "vulnérables et fragilisés"

"Nous sommes particulièrement inquiets de la montée de tels propos à l'égard d'enfants particulièrement vulnérables et fragilisés. Nous devons réagir de manière responsable pour garantir la protection à laquelle ils ont droit", affirme Sébastien Lyon, le directeur général de l'Unicef en France.

Les mineurs non accompagnés sont avant tout des enfants qui ont droit à une protection, quelle que soit leur origine.

Unicef

Selon une estimation de l'Assemblée des départements de France, environ 40 000 mineurs isolés étrangers sont actuellement pris en charge au titre de l'Aide sociale à l'enfance (ASE). Pour l'année 2019, plus de 16 000 mineurs ont été confiés à l'ASE par décision de justice.

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