Enfants maltraités : un site internet créé pour savoir qui alerter

Le site Alerterpoursauver.org se propose d'orienter les internautes pour connaître les institutions et les personnes ressources susceptibles d'intervenir en cas de maltraitance des enfants.

L\'association L\'Enfant Bleu lance un site, mardi 19 novembre, pour permettre aux internautes de trouver les interlocuteurs apropriés en cas de soupçons de maltraitance.
L'association L'Enfant Bleu lance un site, mardi 19 novembre, pour permettre aux internautes de trouver les interlocuteurs apropriés en cas de soupçons de maltraitance. (GODONG / BSIP)

A qui s'adresser lorsqu'on soupçonne qu'un enfant dans son entourage est victime de maltraitance ? L'association L'Enfant bleu lance, mardi 19 novembre, à 11 heures, un site internet recensant les institutions et personnes ressources susceptibles d'intervenir et de "briser le silence". Sur le site Alerterpoursauver.org, les internautes pourront "identifier un interlocuteur de proximité pour agir au mieux lorsqu'un enfant est en danger".

L'association souligne aussi que "60% des personnes soupçonnant des maltraitances dans leur entourage n'agissent pas, faute d'informations sur la conduite à suivre". Ce portail internet, lancé à l'occasion de la Journée internationale des droits de l'enfant, viendra en complément du 119, le numéro gratuit "Allo Enfance en danger", explique Laura Morin, la directrice de L'Enfant bleu.

"Se taire, c'est répréhensible"

En entrant sa ville de résidence ou en se géolocalisant, l'utilisateur obtiendra les coordonnées d'une association près de chez lui ou de la Cellule de recueil des informations préoccupantes (Crip) de son département. "Nous voulons vraiment briser le silence car c'est ce qui fait le plus de tort aux enfants", a dit Laura Morin. 

Dans l'entourage de l'enfant victime, il y a souvent quelqu'un qui savait mais qui n'a rien dit.Laura Morinà l'AFP

Les témoins sont parfois réticents à parler car ils peuvent avoir "l'impression que cela ne les regarde pas". Pourtant, "fermer les yeux, c'est laisser un enfant dans l'enfer de la maltraitance. Et de toute façon, se taire c'est répréhensible", a ajouté Laura Morin. Selon l'association, deux enfants décèdent chaque jour en France de maltraitance.

Les responsables du numéro gratuit 119, de leur côté, rapportent avoir reçu près de 470 000 appels en 2016, dont près de 33 000 ont donné lieu à un traitement, soit environ 90 par jour.