Dyslexiques, dyspraxiques, dysphasiques... La présidente de la Fédération française des "Dys" demande à l'Education nationale de poursuivre ses efforts

Pendant le confinement, des "astuces géniales" ont été mises en place selon la présidente de la FFDyS qui demande à l'Education nationale de continuer dans cette voie. Elle alerte également sur les retards dans les diagnostics en France.

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Radio France
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La fédération française des Dys regrette un manque de formation des enseignants qui "font ce qu'ils peuvent" face à des enfants victimes de troubles. (illustration) (ALEX BAILLAUD / MAXPPP)

"J'appelle toute l'Éducation nationale à continuer toutes les astuces géniales mises en place pendant le confinement, qui rendent service à l'ensemble des Dys",  demande ce samedi 9 octobre sur franceinfo Nathalie Groh, la présidente de la Fédération Française des Dys (raccourci de langage pour évoquer une partie ou l'ensemble des troubles d'apprentissage dont le préfixe est "dys"). Qu'il s'agisse de dyslexie (langage écrit), ou par exemple de dysphasie (langage oral), ces troubles cognitifs se détectent en général dans l'enfance et affectent l'apprentissage des individus. "Il y a des besoins dans le monde de l'emploi qui sont vraiment importants, encore aujourd'hui", regrette Nathalie Groh.

La présidente de la Fédération Française des Dys explique que ces troubles peuvent être en "commorbidité" les uns avec les autres. Ils peuvent également s'ajouter, ce qui "complique un peu la pose de diagnostic, d'où les longueurs pour arriver à avoir des rendez-vous." Il faut aussi prendre en compte "le reste à charge important" quand de nombreux spécialistes sont consultés, et "les retards dans les diagnostics aujourd'hui en France".

"Il n'est jamais trop tard pour consulter"

"Les médecins généralistes et les professeurs ne sont pas formés aux troubles dys... Mais il y a du contrôle continu et cela avance". Selon la présidente de la FFDyS, "il y a vraiment des professeurs qui jouent le jeu de donner, par exemple, leur cours par internet ou par mail, ce qui évite à un dyspraxique de prendre un stylo pour écrire et à un dyslexique de ne pas savoir se relire".

Rencontrer ces troubles chez l'adulte "n'est pas du tout rare, ça ne s'arrête pas à 18 ans", poursuit Nathalie Groh qui déplore que de nombreux cas "dys" qui n'ont jamais été diagnostiqués puissent être "dégoûtés". Selon elle, "il n'est jamais trop tard pour consulter et avoir un suivi orthophonique", notamment "pour avoir la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé, qui permet d'avoir [accès à] des adaptations dans le monde de l'emploi comme des correcteurs d'orthographe plus costauds ou des ordinateurs". Et même dans le cas d'une prise en charge tardive, "il y a des petites adaptations, peut-être mal connues, qu'utilisent la plupart des 'dys' pour se rendre la vie plus facile", comme la reconnaissance vocale par exemple.

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