Violences conjugales : l'alcool est-il un facteur trop négligé ?

En plein Grenelle des violences conjugales, les associations demandent une prise en compte plus importante de l'alcool comme facteur déclenchant.

France 2

Existe-t-il un lien entre la consommation excessive d'alcool et les violences conjugales ? En 2018, lors de la moitié des féminicides l'agresseur était en état d'ébriété au moment des faits. Les spécialistes regrettent que le sujet soit si peu abordé lors du Grenelle des violences conjugales qui a lieu au mois d'octobre. "On reçoit chaque semaine 2 500 appels entrants. (...) L'alcool est cité dans 24% des situations", explique Françoise Brié, de la fédération Solidarité femmes.

"On mesure moins la violence de son acte"

En Charente-Maritime, un homme est reçu à la suite de violences conjugales et admet que l'alcool est un facteur qui amène à passer à l'acte. L'alcool agit comme un désinhibiteur. "On mesure moins la violence de son acte", explique le docteur Jean-Pierre Couteron, psychologue clinicien. "On est emporté par le côté un peu pulsionnel, agressif", indique le médecin.

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En moyenne dans le monde, chaque adulte a consommé 6,5 litres d\'alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990. Cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d\'ici 2030, selon des estimations. (Photo d\'illustration)
En moyenne dans le monde, chaque adulte a consommé 6,5 litres d'alcool pur en 2017, contre 5,9 litres en 1990. Cette quantité devrait atteindre 7,6 litres d'ici 2030, selon des estimations. (Photo d'illustration) (FRANK MAY / PICTURE ALLIANCE / AFP)