On fume moins en Ile-de-France que dans le reste du pays, selon Santé publique France

L'agence a publié ses "cartes régionales du tabagisme" mardi.

Des mégots dans un parc à Strasbourg (Bas-Rhin), le 26 juin 2018.
Des mégots dans un parc à Strasbourg (Bas-Rhin), le 26 juin 2018. (SEBASTIEN BOZON / AFP)

Des écarts notables selon les régions. L’agence nationale Santé publique France a publié, mardi 29 janvier, ses "cartes régionales du tabagisme", indique Le Parisien (article payant). Extraits du baromètre santé 2017, les chiffres montrent que la proportion de fumeurs est plus importante dans certaines parties du pays.

"L'Ile-de-France est la région où l'on fume le moins", détaille le journal. En effet, 21,3% des Franciliens et Franciliennes âgés de 18 à 75 ans disent fumer quotidiennement. Bien moins que la moyenne nationale, qui est de 26,9% (31,9% en comptant les fumeurs occasionnels). A l'opposé, les régions qui comptent le plus de fumeurs quotidiens sont le Grand-Est (30,1%), l'Occitanie (30,3%), les Hauts-de-France (30,5%) et enfin la Provence-Alpes-Côte d’Azur (32,2%).

Le nombre de fumeurs est en baisse

Au niveau national, 12,2 millions de personnes fument quotidiennement. Un nombre inquiétant alors que "la consommation de tabac [reste] dans notre pays la première cause de mortalité évitable", précise le baromètre. On constate toutefois une baisse : un million de fumeurs ont arrêté entre 2016 et 2017, "notamment en raison de la hausse des prix, mais aussi de la mise en place des images chocs sur le paquet neutre qui rend plus repoussants les emballages", écrit Le Parisien.

"Le contexte de lutte antitabac, marqué par une intensification des mesures règlementaires et de prévention, a pu contribuer à cette baisse", avance Santé publique France : "En 2016, plusieurs mesures d’envergure de lutte antitabac, dont l’efficacité avait été montrée dans d’autres pays, ont été mises en place dans le cadre du Programme national de réduction du tabagisme (PNRT) 2014-2019." Le baromètre cite notamment la possibilité nouvelle pour les médecins du travail, les chirurgiens-dentistes, les infirmiers et les kinésithérapeutes de prescrire des substituts nicotiniques.