L’OMS classe l’addiction aux jeux vidéo comme maladie

Alors que l'Organisation mondiale de la santé a émis la volonté d'inscrire la dépendance aux jeux vidéo sur la liste des maladies, les grandes fédérations d'éditeurs de jeux vidéo dans le monde ont appelé l'OMS a revenir sur sa décision.

La salle de jeux vidéo est remplie et tous les regards sont rivés sur les écrans. Ici, chaque joueur est concentré et en liaison avec ses partenaires de jeu. Habitué des lieux, Hugo, 16 ans, peut passer près de dix heures par jour pendant les vacances scolaires dans cette salle de jeu. Une passion qu'il dit contrôler.

L'immersion dans un autre monde multicolore avec des aventures sans fin et des combats en compétitions est attrayante pour beaucoup de joueurs. "J'ai besoin d'évasion, et au lieu de rêver toute seule chez moi, je préfère m'inventer un personnage dans les jeux vidéo", détaille Patricia Yang, jeune gameuse. Un Français sur deux joue régulièrement aux jeux vidéo.

Rupture du lien social

Pour ces gameurs, il n’est pas question d'addiction, simplement de plaisir. Mais pour certains médecins, il est temps de mettre un nom sur ce phénomène. "Avec l'avènement des jeux vidéo en ligne, on a commencé à percevoir une minorité qui petit à petit va, à un moment, trouver une forme de refuge. Ce qui peut nous amener à penser à une forme d'addiction comportementale", détaille Michael Stora, psychologue. Cette attitude peut amener le joueur à une rupture du lien social, un repli sur soi. Mais le possible classement de l'OMS suscite l'incompréhension chez les professionnels du secteur.

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Des joueurs lors de la Paris Games week, le salon du jeu vidéo à Paris, le 4 novembre 2017.
Des joueurs lors de la Paris Games week, le salon du jeu vidéo à Paris, le 4 novembre 2017. (MAXPPP)