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Des spermatozoïdes artificiels pour les hommes stériles ?

C'est une première mondiale, un laboratoire lyonnais vient de créer des spermatozoïdes artificiels à partir de cellules. Une bonne nouvelle pour les hommes qui souffrent de stérilité.
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Radio France
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  (Le procédé consiste à recréer un milieu de culture, pour ces spermatozoïdes artificiels, qui ressemble à des testicules © MaxPPP)

L'annonce a de quoi donner de l'espoir à tous les hommes qui souffrent de stérilité. Un laboratoire basé à Lyon vient de créer des spermatozoïdes artificiels, à partir de cellules prélevées sur les testicules.

Les chercheurs de ce laboratoire travaillaient sur ce sujet depuis quinze ans, aujourd'hui c'est donc une réalité. Ils ont réussi à recréer in vitro les conditions de fabrication des spermatozoïdes. Le procédé consiste à prélever de la peau sur des testicules pour recréer un milieu de culture qui se rapprocherait des testicules.

  (Le protocole est basé sur une biopsie de pulpe testiculaire, congelée puis mise en culture afin d’obtenir en 72 jours des spermatozoïdes complets (capture d'écran))

"une réelle avancée"

Cette annonce a été accueillie avec prudence mais saluée comme prometteuse par des spécialistes. "C'est un peu de la cuisine cellulaire qui consiste à trouver les moyens pour influencer les cellules en culture. On a déjà su le faire pour des neurones et maintenant on pourrait le faire pour les spermatozoïdes, ce qui serait une réelle avancée, " estime le professeur Israël Nisand, chef du pôle gynécologie au CHU de Strasbourg et créateur du forum européen de bioéthique.

"C'est un vrai progrès dans le traitement de la stérilité masculine," Israël Nisand, chef du pôle gynécologie au CHU de Strasbourg
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Les hommes produisent moitié moins de spermatozoïdes qu'il y a 50 ans

Ces recherches, qui n'ont pour l'instant été publiées dans aucune revue spécialisée et dont les données précises n'ont pas été rendues publiques, "ouvrent la voie à des thérapies innovantes pour préserver et restaurer la fertilité masculine, un véritable enjeu de société au niveau mondial, où l'on a observé depuis 50 ans une baisse de 50  % du nombre de spermatozoïdes" , selon la société Kallistem, à l'origine de ces travaux. Cela s'explique notamment par l'assimilation par le corps humain des produits toxiques contenus dans l'environnement.

La société précise que les recherches vont se poursuivre jusqu'en 2016. Les premiers essais cliniques devraient démarrer en 2017. L'objectif est de commercialiser ces technologies d'ici cinq ans.

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