Les ventes de pilules de 2e génération bondissent de 20%

Parallèlement, les ventes de pilules de 3e génération reculent de 6%. 

La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait demandé le 11 janvier 2013 à l\'Union européenne de limiter l\'utilisation des pilules de 3e et 4e génération.
La ministre de la Santé, Marisol Touraine, avait demandé le 11 janvier 2013 à l'Union européenne de limiter l'utilisation des pilules de 3e et 4e génération. (DURAND FLORENCE/SIPA)

Les ventes de pilules de 2e génération ont bondi de 20% sur les dix premiers jours de janvier par rapport à la même période en 2012, a indiqué vendredi 18 janvier le ministère de la Santé. Dans le même temps, les ventes de pilules de troisième génération, qui présentent des risques de thrombose veineuse deux fois plus importants que celles de 2e génération, ont reculé de 6%, selon ces données fournies par l'Ordre national des pharmaciens. Ces informations tendraient à montrer que le message des autorités sanitaires à été entendu.

Deux millions et demi de femmes prennent actuellement des pilules de 3e et 4e générations, soit la moitié des femmes sous pilule en France, un nombre de prescriptions jugé excessif par les autorités sanitaires. Les risques de caillots sanguins des contraceptifs oraux combinant deux hormones, dits de 3e et 4e générations, ont été très popularisés depuis l'annonce mi-décembre dernier de la plainte, contre Bayer, de Marion Larat. Cette jeune femme de 25 ans attribue l'accident vasculaire cérébral (AVC) dont elle a été victime à la prise de la pilule de 3e génération, Meliane.

Risques accrus de thrombose veineuse

Ces chiffres de ventes en officine, issus de la base de données des dossiers pharmaceutiques informatisées des clientes, ne sont pas exhaustifs, relève le ministère. Néanmoins, quelque 20 millions de Français possèdent un dossier de ce type. L'agence du médicament (ANSM) et Marisol Touraine, ministre de la Santé, ont en effet affirmé leur volonté de voir réduire la prescription des pilules de 3e et 4e génération qui présentent des risques de thrombose veineuse deux fois plus importants que celles de 2e génération. Ces pilules ne doivent plus être prescrites d'emblée, mais en second recours, dans la mesure où elles "ne présentent pas d'avantage", avait rappelé la ministre. Par ailleurs, les ventes de pilules de première génération, qui restent toutefois fort peu prescrites, ont progressé de 25%.