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Les IVG n'ont pas augmenté avec l'affaire des pilules de 3e et 4e génération

Plus d'un million de femmes ont changé de contraception, sans que les IVG augmentent en France, affirme l'Agence du médicament (ANSM).

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France Télévisions
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Le débat autour des pilules de 3e et 4e génération a incité les femmes à changer de contraception, sans que les IVG augmentent en France, affirme l'Agence du médicament (ANSM), le 5 novembre 2013. (AJ PHOTO / BSIP / AFP)

"Plus d'un million de femmes ont changé de contraception. Il n'y a pas eu d'augmentation des IVG." Le débat autour des pilules de 3e et 4e génération a incité les femmes à changer de contraception, sans que les IVG augmentent en France, affirme l'Agence du médicament (ANSM). "Il y a une petite augmentation de vente de pilules du lendemain de 5% fin août", par rapport à la même période en 2012, a simplement indiqué Mahmoud Zureik, directeur stratégie et affaires internationales à l'ANSM, mardi 5 novembre.

La France avait décidé, début 2013, de restreindre fortement l'usage de ce type de contraceptifs à la suite de la plainte une jeune femme, 25 ans, handicapée à 65% depuis un AVC, en décembre 2012. Elle rend responsable une pilule de 3e génération de son accident vasculaire cérébral.

Une surveillance pour prévenir tout nouveau dérapage

"Il y a eu une crise sanitaire et médiatique, il y a eu une réaction des autorités sanitaires et finalement une correction : la proportion des prescriptions des 3e et 4e générations est passée de 50% à 25%", au profit des pilules de 1e et 2e générations moins à risque, constate à présent le Pr Dominique Maraninchi, patron de l'ANSM. "Il n'y a pas de raison d'exposer les femmes à des risques supplémentaires", selon lui. La surveillance sera "extrêmement étroite" pour prévenir tout nouveau dérapage dans le sens d'une surprescription des pilules de 3e et 4e génération, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, en raison des risques de thromboses, la France a retiré du marché le 21 mai le traitement anti-acné Diane 35, trop prescrit comme contraceptif. L'Europe a décidé que ce médicament devait être remis sur le marché, mais sous certaines conditions. "Ce n'est pas un camouflet" pour l'ANSM, assure son patron qui affiche "zéro honte". "Diane 35 (comme ses génériques) ne sera plus utilisé comme contraceptif", a-t-il précisé. Il se dit là aussi prêt à sévir si un nouveau dérapage était détecté après son retour sur le marché.

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