Dérivé du cannabis : l'interdiction du HHC est "une affaire de semaines" pour le ministre de la Santé

"C'est un produit qui entraîne une addiction forte, c'est un dérivé du cannabis, des effets psychotropes importants", a souligné François Braun sur franceinfo.
Article rédigé par France Info
Radio France
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François Braun, ministre de la Santé et de la Prévention, invité du "8h30 franceinfo" le lundi 15 mai 2023. (FRANCEINFO/RADIOFRANCE)

La vente d'hexahydrocannabinol (HHC), dérivé de synthèse du cannabis, va être interdite d'ici à quelques semaines, a annoncé le ministre de la Santé François Braun lundi 15 mai sur franceinfo. Selon le ministre, il faut interdire ce produit actuellement en vente libre "le plus rapidement possible". "Je pense que c'est une affaire de semaines", a-t-il précisé.

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"C'est un produit qui est arrivé sur le marché il y a peu de temps, pourtant ancien, qui est connu depuis les années 50, qui n'était pas du tout exploité puisqu'il n'est pas du tout présent à forte dose au niveau naturel, mais c'est un produit qui prend un trou dans le marché. Il faut maintenant fermer cette porte rapidement", a developpé le ministre. Sous forme de bonbons, de fleurs, de résine, d'huile et même de liquide pour cigarette électronique, il s'agit d'un cannabinoïde synthétique obtenu par hydrogénation. Sa structure moléculaire est proche du THC, principe actif du cannabis, qui lui est interdit en France. "De toute évidence, c'est un produit qui entraîne une addiction forte, c'est un dérivé du cannabis, des effets psychotropes importants", a souligné François Braun.

Un vide juridique entoure cette substance qui est de plus en plus commercialisées sur internet ou dans de nombreux commerces spécialisés qui ont ouvert leurs portes ces dernières années. Pour le ministre, "il y a un trou dans la raquette qu'il faut combler rapidement pour ne plus avoir cette vente libre qui est tout à fait anormale". "Ils profitent d'une faille (...) de classification", a dénoncé le ministre. "Ils ne sont pas classés comme produits stupéfiants. Je pense très honnêtement qu'ils le seront rapidement", a-t-il avancé, attendant l'avis de l’Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé (ANSM).

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